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	<title>Association des Jeunes Magistrats (AJM)</title>
	<link>http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/</link>
	<description>Notre association est forte de 370 membres. Ses objectifs sont principalement : la diffusion d'un kit de survie pour les magistrats sortants de l'ENM et changeant de fonction, la mise en place d'un accompagnement des magistrats en d&#233;but de carri&#232;re, l'organisation de journ&#233;es de r&#233;flexion, les interventions dans les &#233;coles, le travail sur l'accueil des scolaires dans les tribunaux. Enfin ce site soutient l'effort de vulgarisation des grandes r&#233;formes de la Justice et de leurs enjeux, &#224; destination du grand public.</description>
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		<title>Association des Jeunes Magistrats (AJM)</title>
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		<title>Guide de la mise en examen</title>
		<link>http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/Guide-de-la-mise-en-examen.html</link>
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		<dc:creator>Jeunes Magistrats</dc:creator>


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		<dc:subject>Juge d'instruction</dc:subject>
		<dc:subject>Grand public</dc:subject>

		<description>Compte tenu du flou actuel sur les statuts de t&#233;moin assist&#233; et de mis en examen, un petit point explicatif s'impose. Il ne s'agit &#233;videmment pas d'un cours de droit d&#233;taill&#233; mais uniquement d'&#233;l&#233;ments permettant de comprendre les diff&#233;rents concepts, en l'&#233;tat des lois actuelles. Dans quel cadre parle-t-on de t&#233;moin assist&#233; ou de mis en examen ? Uniquement dans le cadre d'une instruction. Le minist&#232;re public saisit un juge d'instruction pour des faits pr&#233;cis, c'est lui qui va cerner le contour (...)

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&lt;a href="http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/-Juge-d-instruction,43-.html" rel="directory"&gt;Juge d'instruction&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/+-featured-+.html" rel="tag"&gt;featured&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/+-Juge-d-instruction-+.html" rel="tag"&gt;Juge d'instruction&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/+-Grand-public-+.html" rel="tag"&gt;Grand public&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L150xH55/arton190-0f140.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='55' class='spip_logos' style='height:55px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Compte tenu du flou actuel sur les statuts de t&#233;moin assist&#233; et de mis en examen, un petit point explicatif s'impose. Il ne s'agit &#233;videmment pas d'un cours de droit d&#233;taill&#233; mais uniquement d'&#233;l&#233;ments permettant de comprendre les diff&#233;rents concepts, en l'&#233;tat des lois actuelles.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Dans quel cadre parle-t-on de t&#233;moin assist&#233; ou de mis en examen ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Uniquement dans le cadre d'une instruction. Le minist&#232;re public saisit un juge d'instruction pour des faits pr&#233;cis, c'est lui qui va cerner le contour de la mission du juge d'instruction. Par exemple si le juge d'instruction est saisi du vol d'un v&#233;hicule il ne pourra enqu&#234;ter que sur ce v&#233;hicule et s'il d&#233;couvre d'autres v&#233;hicules vol&#233;s, il devra solliciter le parquet pour investiguer &#233;galement sur ces nouveaux faits. Cependant si le juge d'instruction est saisi de faits pr&#233;cis, le minist&#232;re public ne peut lui demander de n'enqu&#234;ter que sur telle ou telle personne. Ainsi pour reprendre l'exemple du vol de voiture, si Monsieur X est initialement vis&#233; par l'enqu&#234;te et qu'il appara&#238;t que Monsieur Y a &#233;galement commis les faits, le juge d'instruction peut enqu&#234;ter &#233;galement sur Monsieur Y.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Majoritairement les dossiers sont instruits par un seul juge. Toutefois en cas de dossiers complexes plusieurs juges sont saisis (2 voire 3). C'est ce que l'on appelle la co-saisine. Les trois juges d'instruction ont ainsi les m&#234;mes pouvoirs d'enqu&#234;te. Toutefois, l'un des juges d&#233;sign&#233; comme &#233;tant le &#8220;premier juge&#8221; est seul comp&#233;tent pour d&#233;cider de tout ce qui touche &#224; la d&#233;tention provisoire d'une personne, &#233;tant rappel&#233; que ce n'est pas lui qui d&#233;cide du placement en d&#233;tention (saisine initiale du juge des libert&#233;s et de la d&#233;tention, demande de mise en libert&#233;...).
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Qu'est ce que le statut de t&#233;moin assist&#233; ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce statut est automatique lorsque la personne est nomm&#233;ment vis&#233;e par le minist&#232;re public dans son r&#233;quisitoire introductif (c'est &#224; dire l'acte qui va saisir le juge d'instruction).
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A titre d'exemple, si le r&#233;quisitoire indique : &#8220;il r&#233;sulte contre Monsieur Y des indices graves ou concordants d'avoir commis un vol de voiture le 25 mars 2013 &#224; Paris au pr&#233;judice de Monsieur X&#8221;, Monsieur Y se verra conf&#233;rer, a minima, le statut de t&#233;moin assist&#233;.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce statut est &#233;galement automatique lorsque la personne est vis&#233;e par une plainte avec constitution de partie civile (c'est &#224; dire qu'une personne va saisir directement un juge d'instruction pour enqu&#234;ter sur un fait dont elle s'estime victime &#233;tant pr&#233;cis&#233; que cette saisine est soumise &#224; plusieurs conditions).
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce statut, en dehors de ces cas, peut &#234;tre conf&#233;r&#233; &#224; une personne par le juge d'instruction s'il estime qu'il existe des &#8220;indices rendant vraisemblable&#8221; que la personne ait pu participer aux faits.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Quels sont les droits du t&#233;moin assist&#233; ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces droits sont assez limit&#233;s. Le t&#233;moin assist&#233; peut demander des confrontations, des contre expertises au juge d'instruction. Il peut &#233;galement pr&#233;senter des requ&#234;tes en nullit&#233;. En effet s'il estime que des erreurs ont &#233;t&#233; commises, il peut par le biais de son avocat saisir la chambre de l'instruction pour faire annuler tout ou partie du dossier. Le t&#233;moin assist&#233; peut &#233;galement &#234;tre assist&#233; d'un avocat lequel a un acc&#232;s &#224; tout le dossier.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois le t&#233;moin assist&#233; ne peut pas faire appel d'une ordonnance du juge d'instruction (donc si le juge d'instruction refuse la demande de contre expertise, le t&#233;moin assist&#233; n'a aucun recours possible), il ne peut demander des actes pr&#233;cis d'enqu&#234;te (l'audition de telle personne par exemple) ou solliciter une expertise. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce statut n'autorise aucune mesure de contrainte &#224; l'encontre d'un t&#233;moin assist&#233;, que ce soit la d&#233;tention provisoire ou m&#234;me le contr&#244;le judiciaire, et la personne ne pourra pas &#234;tre renvoy&#233;e devant un tribunal pour &#234;tre jug&#233;e &#224; l'issue de l'instruction. Seule la mise en examen permet &#233;ventuellement de renvoyer une personne devant une juridiction de jugement &#224; l'issue de la phase d'instruction.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Qu'est-ce que le statut de mis en examen ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La mise en examen suppose qu'il existe &#224; l'encontre d'une personne &#8220;des indices graves ou concordants rendant vraisemblable&#8221; qu'elle ait pu participer aux faits. Ainsi si la personne estime qu'il n'y a pas d'indices graves ou concordants justifiant sa mise en examen, elle doit pr&#233;senter une requ&#234;te en nullit&#233; devant la chambre de l'instruction (il ne s'agit donc pas d'un appel). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce statut est conf&#233;r&#233; &#224; une personne dans la majorit&#233; des cas &#224; l'issue d'un &#8220;interrogatoire de premi&#232;re comparution&#8221;. La personne est soit d&#233;f&#233;r&#233;e apr&#232;s sa garde &#224; vue (c'est &#224; dire conduite devant le magistrat juste apr&#232;s sa garde &#224; vue), soit convoqu&#233;e par le juge. Le juge d'instruction doit, pr&#233;alablement &#224; la d&#233;cision de mise en examen, recueillir les explications de la personne et le cas &#233;ch&#233;ant de son avocat.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Quels sont les droits du mis en examen ?&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mis en examen peut faire l'objet d'un placement sous contr&#244;le judiciaire ou d'une d&#233;tention provisoire, il peut &#233;galement &#234;tre renvoy&#233; devant une juridiction de jugement mais parall&#232;lement il a beaucoup plus de droits que le t&#233;moin assist&#233;.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi le juge d'instruction doit notifier toutes les expertises au mis en examen. Ce dernier peut ainsi demander des contre expertises. Le mis en examen peut pr&#233;senter toutes demandes d'actes lui-m&#234;me : demande d'auditions de t&#233;moins, demandes d'expertises... et a ainsi la possibilit&#233; de participer activement &#224; l'enqu&#234;te men&#233;e par le juge d'instruction.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le juge rejette ces demandes d'actes, le mis en examen pourra faire appel de cette d&#233;cision devant la chambre de l'instruction. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Les statuts accord&#233;s par le juge d'instruction sont-ils immuables ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Non. Durant l'instruction une personne peut passer du statut de t&#233;moin assist&#233; &#224; celui de mis en examen et inversement. Ce changement de statut est &#233;ventuellement d&#233;cid&#233; par le juge d'instruction, &#224; son initiative ou &#224; celle de la personne elle-m&#234;me.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le juge estimant que des &#233;l&#233;ments nouveaux sont apparus dans le dossier et que ces &#233;l&#233;ments constituent d&#233;sormais des &#8220;indices graves ou concordants&#8221; va mettre en examen la personne initialement sous statut de t&#233;moin assist&#233;. De m&#234;me si des &#233;l&#233;ments nouveaux &#224; d&#233;charge sont apparus par exemple, le juge d'instruction peut estimer que la mise en examen n'est plus justifi&#233;e et conf&#233;rer le statut de t&#233;moin assist&#233;.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme un mis en examen peut demander &#224; devenir t&#233;moin assist&#233;, il peut &#233;galement arriver qu'une personne b&#233;n&#233;ficiant du statut de t&#233;moin assist&#233; sollicite sa mise en examen. Si cela peut de prime abord surprendre, rappelons que le mis en examen b&#233;n&#233;ficie de plus de droits que le t&#233;moin assist&#233; et une personne peut justement souhaiter exercer de tels droits et participer plus activement &#224; l'instruction en sollicitant par exemple l'accomplissement de certains actes, de certaines investigations.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'AJM refuse la &quot;concertation&quot; de la Chancellerie</title>
		<link>http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/L-AJM-refuse-la-concertation-de-la.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/L-AJM-refuse-la-concertation-de-la.html</guid>
		<dc:date>2010-05-03T09:48:42Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Le Conseil d'Administration de l'AJM</dc:creator>


		<dc:subject>featured</dc:subject>
		<dc:subject>Juge d'instruction</dc:subject>
		<dc:subject>Grand public</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;forme de la proc&#233;dure p&#233;nale</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Consult&#233;e sur l'avant-projet de loi organisant la suppression du Juge d'Instruction, l'AJM refuse la &quot;concertation&quot; organis&#233;e, dans un courrier adress&#233;e au Garde des Sceaux, comme toutes les organisations de magistrats.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/-Juge-d-instruction,43-.html" rel="directory"&gt;Juge d'instruction&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/+-featured-+.html" rel="tag"&gt;featured&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/+-Juge-d-instruction-+.html" rel="tag"&gt;Juge d'instruction&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/+-Grand-public-+.html" rel="tag"&gt;Grand public&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/+-Reforme-de-la-procedure-penale-+.html" rel="tag"&gt;R&#233;forme de la proc&#233;dure p&#233;nale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Madame le Ministre d'Etat, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des Libert&#233;s,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vous avez propos&#233; &#224; l'Association des Jeunes Magistrats (AJM) de participer &#224; la &#171; concertation &#187; sur l'avant-projet de loi modifiant le Code de proc&#233;dure p&#233;nale. Nous vous adressons sous forme d'observations nos inqui&#233;tudes quant au processus d'&#233;laboration de ce texte d'importance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les 200 membres de l'AJM tiennent d'abord &#224; rappeler qu'ils sont tout &#224; fait favorables &#224; une r&#233;forme de notre proc&#233;dure p&#233;nale allant dans le sens d'une simplification du droit, d'une meilleure lisibilit&#233; de l'organisation judiciaire pour le justiciable et d'un r&#233;-&#233;quilibrage fort entre les pouvoirs d&#233;volus aux magistrats et aux enqu&#234;teurs d'une part, et les garanties accord&#233;es aux parties, d'autre part.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les jeunes magistrats, qu'ils soient du si&#232;ge ou du parquet, partagent le souci d'accomplir leur r&#244;le constitutionnel de protecteurs des libert&#233;s fondamentales, tout en garantissant l'efficacit&#233; de l'enqu&#234;te p&#233;nale. Comme les citoyens fran&#231;ais, ils sont profond&#233;ment attach&#233;s aux principes de la pr&#233;somption d'innocence, du contradictoire, et des contre-poids proc&#233;duraux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est justement dans cet &#233;tat d'esprit que nous ne pouvons accepter les conditions pr&#233;alables &#224; la &#171; concertation &#187; que vous avez fix&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il n'est d'abord pas envisageable pour nous de cautionner la suppression du juge d'instruction sans pouvoir en discuter les avantages et les inconv&#233;nients. Nous estimons en effet que la disparition d'un pilier majeur du syst&#232;me judiciaire fran&#231;ais, et clairement identifi&#233; par le justiciable aujourd'hui comme l'enqu&#234;teur des affaires les plus graves et les plus complexes, m&#233;rite un d&#233;bat public plus
approfondi. La confiance des citoyens en leur justice ne peut passer que par le maintien d'un enqu&#234;teur ind&#233;pendant du pouvoir politique, seul gage de la s&#233;paration des pouvoirs et de d&#233;mocratie. Nous ne cherchons pas &#224; sauver le juge d'instruction. Nous r&#233;fl&#233;chissons beaucoup &#224; nos pratiques et &#224; notre syst&#232;me judiciaire car nous consid&#233;rons que c'est &#224; ce prix que nous pourrons faire &#233;voluer, tant la qualit&#233; de la Justice que son image, vers plus de modernit&#233;. Mais si certaines &#233;volutions peuvent appara&#238;tre n&#233;cessaires, elles doivent se faire dans le cadre d'un d&#233;bat d&#233;mocratique qui ne peut &#234;tre rogn&#233; dans ses aspects les plus fondamentaux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De la m&#234;me mani&#232;re, il ne nous para&#238;t pas plus acceptable de nous abstenir de questionner le statut d'un parquet qui constituerait la cl&#233; de vo&#251;te de la nouvelle proc&#233;dure p&#233;nale. Refuser de faire rentrer les missions du parquet, son statut et la question de son rattachement au pouvoir ex&#233;cutif dans le champ de votre &#171; concertation &#187; revient, d&#232;s lors, &#224; refuser d'ouvrir la discussion sur l'essentiel de la r&#233;forme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Notre association est compos&#233;e des magistrats qui tous les jours tiennent les permanences t&#233;l&#233;phoniques de jour comme de nuit. Ils connaissent la r&#233;alit&#233; du terrain et peuvent le mieux appr&#233;hender les cons&#233;quences pratiques des r&#233;formes en cours. Les jeunes magistrats du parquet savent bien que les instructions &#233;crites n'existent pas en pratique, mais font l'exp&#233;rience r&#233;guli&#232;re d'instructions orales dont vous ne pouvez ignorer l'existence. Une affaire dite &#171; signal&#233;e &#187; impose au substitut d'en r&#233;f&#233;rer &#224; sa hi&#233;rarchie avant toute prise de d&#233;cision, sous peine de se voir reprocher un d&#233;faut de loyaut&#233;, retirer le suivi du dossier ou m&#234;me affect&#233; dans un service moins valorisant. Les courriers d'&#233;lus locaux, les appels du commissaire ou du pr&#233;fet, les recommandations de la Chancellerie, sont loin d'&#234;tre des cas d'&#233;cole. C'est cette r&#233;alit&#233; de terrain que les jeunes magistrats
se doivent de vous rappeler, afin que vous compreniez en quoi il n'est pas envisageable pour nous de discuter d'un avant-projet en &#233;ludant ces questions primordiales pour la sauvegarde des droits fondamentaux. Dans ces conditions, le devoir de d&#233;sob&#233;issance pr&#233;vu dans l'avant-projet, &#224; l'&#233;gard d'une hi&#233;rarchie qui vous &#233;value, qui vous note et d&#233;cide de votre affectation, n'est qu'un leurre qui
ne trompe personne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vous aurez compris que l'ensemble de ces consid&#233;rations ne permet pas &#224; l'Association des Jeunes Magistrats de livrer une analyse plus circonstanci&#233;e de l'avant-projet de loi. Loin de rejeter le principe d'une r&#233;forme attendue et n&#233;cessaire, les jeunes magistrats demeurent &#224; votre disposition, sous d'autres conditions, pour apporter leur contribution &#224; l'&#233;difice d'une Justice de meilleure
qualit&#233;, ind&#233;pendante et garantissant l'&#233;galit&#233; des parties.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous vous prions de croire, Madame le Ministre, en l'assurance de notre tr&#232;s haute consid&#233;ration.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;le Conseil d'Administration de l'AJM&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>R&#233;ponse de l'AJM au courrier de M. EXERTIER sur le questionnaire &quot;ind&#233;pendance&quot;</title>
		<link>http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/Reponse-de-l-AJM-au-courrier-de-M.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/Reponse-de-l-AJM-au-courrier-de-M.html</guid>
		<dc:date>2009-10-29T14:29:51Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Le Conseil d'Administration de l'AJM</dc:creator>


		<dc:subject>Grand public</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;forme du statut de la magistrature</dc:subject>
		<dc:subject>Ind&#233;pendance</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Apr&#232;s le courrier &#233;lectronique de Monsieur EXERTIER, ancien Premier Pr&#233;sident de la Cour d'Appel de TOULOUSE, concernant notre questionnaire sur l'ind&#233;pendance et la responsabilit&#233; des magistrats adress&#233; &#224; tous les magistrats, le Conseil d'Administration de l'AJM a d&#233;cid&#233; de r&#233;pondre sur les diff&#233;rents points abord&#233;s, d&#233;voilant une vision de l'ind&#233;pendance des magistrats pas si rassurante que &#231;a ...&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/-Juge-d-instruction,43-.html" rel="directory"&gt;Juge d'instruction&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/+-Grand-public-+.html" rel="tag"&gt;Grand public&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/+-Reforme-du-statut-de-la-+.html" rel="tag"&gt;R&#233;forme du statut de la magistrature&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/+-Independance-+.html" rel="tag"&gt;Ind&#233;pendance&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cher Raymond EXERTIER,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous vous remercions sinc&#232;rement pour votre message qui nous permet d'ouvrir le d&#233;bat sur notre questionnaire. Vous vous vouliez un brin ironique, sachez que nous appr&#233;cions tant la forme que le fond. Si l'AJM se veut ouverte &#224; la critique elle n'en demeure pas moins critique sur le fonctionnement de l'institution judiciaire. D'o&#249; ce questionnaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Visiblement nos intentions sont pass&#233;es inaper&#231;ues. Tant mieux, cela permet aux r&#233;ponses de ne pas &#234;tre t&#233;l&#233;guid&#233;es et donc d'&#234;tre plus libres. La preuve avec votre r&#233;ponse. Notre inqui&#233;tude &#233;tait vraiment de d&#233;voiler trop rapidement nos interrogations quant &#224; l'ind&#233;pendance des magistrats puisque notre d&#233;marche se veut avant tout une consultation large et pratique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors bien s&#251;r, lorsque vous laissez penser que les jeunes magistrats ne sont pas critiques sur leur profession, se regardent le nombril et n'ont aucune vision th&#233;orique de leur ind&#233;pendance, cela nous attriste. Mais au fond nous partageons aussi cette crainte quant &#224; certains jeunes coll&#232;gues.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cependant, cette remise en cause et ce questionnement quotidien de notre profession, sont &#224; l'origine m&#234;me de la cr&#233;ation de notre association. Pourquoi sans cela aurions nous effectu&#233; ce questionnaire ? Bien s&#251;r, si vous vous baladez sur notre site internet, vous d&#233;couvrirez notre critique des festivit&#233;s du cinquantenaire de l'ENM et notamment de l'absence du mot &#171; d'ind&#233;pendance &#187; dans les discours officiels. Cette ind&#233;pendance n'est d'ailleurs pas reconnue par l'ENM comme qualit&#233; pour &#234;tre magistrat (voir &#224; cet effet les travaux pr&#233;paratoires de la r&#233;forme de l'ENM).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Contrairement &#224; ce que vous pensez, l'AJM craint que les jeunes &#171; lavent plus noir &#187; que leurs a&#238;n&#233;s. C'est pourquoi l'AJM repose une nouvelle fois la question de l'ind&#233;pendance des magistrats. Mais loin des grands discours et des grandes th&#233;ories, sous l'angle d'un regard pratique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors oui, c'est volontaire de notre part de ne pas d&#233;finir d'embl&#233;e l' &#171; ind&#233;pendance &#187;. Puisque chacun a une perception diff&#233;rente de son ind&#233;pendance de magistrat, ne pas la d&#233;finir permettait &#224; celui qui acceptait de r&#233;pondre au questionnaire de proposer sa propre d&#233;finition et d'orienter du
coup ses r&#233;ponses. &#199;a nous semblait int&#233;ressant de d&#233;passer une d&#233;finition th&#233;orique de l'ind&#233;pendance pour se concentrer uniquement sur la pratique de l'ind&#233;pendance dans notre quotidien professionnel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vous vous offensez de l'absence du mot parquet dans notre questionnaire. Vous remarquerez que le mot si&#232;ge n'y est pas non plus pr&#233;sent. Nous demandons en premi&#232;re question la fonction du magistrat ce qui pour nous pose clairement la question de l'ind&#233;pendance des magistrats du parquet
et des magistrats du si&#232;ge. Au risque de choquer, nous la mettons aujourd'hui au m&#234;me niveau car un certain constat inqui&#232;te aussi quant &#224; l'ind&#233;pendance des magistrats du si&#232;ge. Nous avons voulu permettre au magistrat, en fonction de son appartenance au si&#232;ge ou au parquet, de lire le
questionnaire de mani&#232;re diff&#233;rente.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aujourd'hui nous avons l'impression que la distinction entre l'ind&#233;pendance des magistrats du si&#232;ge et la d&#233;pendance des magistrats du parquet est peu &#224; peu d&#233;pass&#233;e. Lorsque vous d&#238;tes que &#171; l&#233;galement, on ne pourra jamais donner un ordre &#224; un magistrat du si&#232;ge sur sa fa&#231;on d'appr&#233;cier
une affaire &#187; nous avons le sentiment inverse qu'aujourd'hui on peut intervenir dans le processus de d&#233;cision d'un magistrat du si&#232;ge. Lorsque vous critiquez la &#171; proclamation d'ind&#233;pendance d'un petit substitut de base &#187;, nous nous inqui&#233;tons aussi de ces juges du si&#232;ge qui peuvent se voir changer de
service parce qu'ils d&#233;plaisent. L'absence de protection du statut du Juge des Libert&#233;s et de la D&#233;tention en est un exemple et la crainte est importante au regard du statut du futur Juge de l'Enqu&#234;te et des Libert&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme vous le d&#238;tes, l'ind&#233;pendance n'est jamais un acquis. Mais peut &#234;tre que le premier devoir professionnel des magistrats n'est aujourd'hui plus leur ind&#233;pendance, mais, pour certains la loyaut&#233; &#224; une institution, ou &#224; une hi&#233;rarchie. Aujourd'hui, nous pouvons craindre que l'ind&#233;pendance soit
devenue un v&#233;ritable choix de vivre sa profession. Loin d'une ind&#233;pendance inn&#233;e elle est totalement &#224; acqu&#233;rir et demande aujourd'hui plus de courage et d'exposition individuelle qu'auparavant. L'ind&#233;pendance qui se pourrait collective n'est plus pens&#233;e qu'individuellement et n'est plus soumise qu'&#224; ce choix personnel du coll&#232;gue. Vous nous parlez religion, sectes et autres
loges ma&#231;onniques. Bien s&#251;r que l'impartialit&#233; subjective doit aussi se cultiver mais nous avons appris en facult&#233; ou &#224; l'ENM ce que les textes veulent dire. Mais lorsqu'on se retrouve accul&#233; par des statistiques &#224; devoir rendre tant de jugements par semaines peu importe leur difficult&#233;, peut on encore en pratique conserver notre ind&#233;pendance ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme vous pouvez le voir, le constat de l'AJM est grave et inqui&#233;tant. Il est de la responsabilit&#233; des jeunes magistrats de se poser ces questions essentielles pour l'avenir de leur profession et de trouver des moyens aujourd'hui de conserver leur ind&#233;pendance. L'ind&#233;pendance n'est effectivement plus enseign&#233;e &#224; l'ENM. La culture de l'ind&#233;pendance dispara&#238;t &#224; vue d'oeil. Comment apprendre d&#232;s lors &#224; &#234;tre ind&#233;pendant ? Et par rapport &#224; qui ? A quoi ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Conseil d'Administration de l'AJM&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un Juge de l'Enqu&#234;te et des Libert&#233;s : Kesako ?</title>
		<link>http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/Un-Juge-de-l-Enquete-et-des.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/Un-Juge-de-l-Enquete-et-des.html</guid>
		<dc:date>2009-09-12T16:17:48Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Le Conseil d'Administration de l'AJM</dc:creator>


		<dc:subject>Juge d'instruction</dc:subject>
		<dc:subject>Grand public</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;forme de la proc&#233;dure p&#233;nale</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Une des grandes annonces du rapport LEGER, qui confirme sans surprise la suppression du juge d'instruction (JI), est la cr&#233;ation d'un Juge de l'Enqu&#234;te et des Libert&#233;s (JEL) comme contre pouvoir au procureur de la r&#233;publique dont, au passage, le statut n'est pas modifi&#233;. Toute la strat&#233;gie de communication tourne autour de ce juge du si&#232;ge qui pourra imposer des d&#233;cisions au procureur de la r&#233;publique. D&#232;s lors qu'un juge aura un regard sur l'enqu&#234;te men&#233;e par le Procureur de la R&#233;publique, l'ind&#233;pendance de la justice est assur&#233;e et il n'est pas besoin de renforcer celle du procureur de la R&#233;publique. Mais concr&#232;tement, &#231;a donne quoi ?&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/-Juge-d-instruction,43-.html" rel="directory"&gt;Juge d'instruction&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/+-Grand-public-+.html" rel="tag"&gt;Grand public&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/+-Reforme-de-la-procedure-penale-+.html" rel="tag"&gt;R&#233;forme de la proc&#233;dure p&#233;nale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une des grandes annonces du rapport LEGER, qui confirme sans surprise la suppression du juge d'instruction (JI), est la cr&#233;ation d'un Juge de l'Enqu&#234;te et des Libert&#233;s (JEL) comme contre pouvoir au procureur de la r&#233;publique dont, au passage, le statut n'est pas modifi&#233;. Toute la strat&#233;gie de communication tourne autour de ce juge du si&#232;ge qui pourra imposer des d&#233;cisions au procureur de la r&#233;publique. D&#232;s lors qu'un juge aura un regard sur l'enqu&#234;te men&#233;e par le Procureur de la R&#233;publique, l'ind&#233;pendance de la justice est assur&#233;e et il n'est pas besoin de renforcer celle du procureur de la R&#233;publique. Mais concr&#232;tement, &#231;a donne quoi ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Madame le Garde des Sceaux a affirm&#233; le 2 septembre 2009 sur EUROPE 1 que &#8220;les juges d'instructions ont vocation &#224; devenir des juges de l'enqu&#234;te et des libert&#233;s&#8221;. Dans le m&#234;me temps, elle a expliqu&#233; que les juges de l'enqu&#234;te et des libert&#233;s (JEL)auront plus de droit qu'aujourd'hui puisqu'ils auront un regard sur l'ensemble des proc&#233;dures et pas seulement sur les 4 % de proc&#233;dures soumises au Juge d'Instruction. Le JEL pourra ordonner &#8220;un certain nombre d'actes&#8221; et &#8220;aller contre la d&#233;cision du procureur de la r&#233;publique de ne pas poursuivre&#8221;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#8220;Un certain nombre d'actes&#8221;&lt;/strong&gt;Il faut avouer que les pouvoirs de ce JEL sont loin d'&#234;tre d&#233;finis. En g&#233;n&#233;ral, et si on se base sur les quelques lignes sur le sujet dans le rapport LEGER, le JEL interviendra pour toutes les mesures attentatoires &#224; la libert&#233; des personnes (perquisitions, &#233;coutes t&#233;l&#233;phoniques, d&#233;tention) et pour toutes les demandes d'actes refus&#233;es par le Procureur de la R&#233;publique. En aucun cas il interrogera la personne ou effectuera des confrontations. L'actuel Juge des Libert&#233;s et de la D&#233;tention (JLD) dispose d&#233;j&#224; du pouvoir d'autoriser des mesures attentatoires aux libert&#233;s. Soit il n'y a pas de juge d'instruction et c'est le JLD qui accepte les perquisitions lorsque le mis en cause la refuse et, pour une dur&#233;e tr&#232;s limit&#233;e, les &#233;coutes t&#233;l&#233;phoniques, soit il y a un juge d'instruction et le JLD n'intervient que pour le contentieux de la d&#233;tention. D&#232;s lors que le JI est ray&#233; de la carte judiciaire, le JLD, sous l'appellation JEL interviendra dans tous les dossiers. L'innovation est donc qu'il aura le m&#234;me pouvoir dans tous les dossiers. La grande diff&#233;rence avec le syst&#232;me actuel est qu'un m&#234;me juge du si&#232;ge pourra prendre une d&#233;cision sur le fond du dossier et sur la d&#233;tention de la personne l&#224; o&#249; depuis 2000 la d&#233;cision de la d&#233;tention provisoire ne peut &#234;tre prise qu'en cas d'ouverture d'information, et par un juge distinct de celui qui m&#232;ne l'enqu&#234;te. Cette s&#233;paration du contentieux de la d&#233;tention avec l'enqu&#234;te &#233;tait une r&#233;forme majeure de la proc&#233;dure p&#233;nale car elle visait &#224; limiter les abus de d&#233;tention et &#224; imposer un double regard sur une telle d&#233;cision. Bien s&#251;r le rapport LEGER propose une coll&#233;gialit&#233; sur les d&#233;cisions de la d&#233;tention mais elle est facultative soit &#224; la demande de la &#8220;partie&#8221; soit sur initiative du JEL. La coll&#233;gialit&#233; est donc &#224; la carte et rien n'interdit la confusion des r&#244;les. De deux choses l'une : soit le JEL s'impliquera dans les dossiers pour prendre des d&#233;cisions r&#233;fl&#233;chies et pes&#233;es et on peut consid&#233;rer que lui accorder le contentieux de la d&#233;tention est un retour en arri&#232;re sur les droits de la d&#233;fense ; soit c'est une chambre d'enregistrement des d&#233;cisions du parquet et lui accorder le contentieux de la d&#233;tention n'est pas s&#233;rieux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#8220;Aller contre la d&#233;cision du procureur de la r&#233;publique de ne pas poursuivre&#8221;&lt;/strong&gt;Bien s&#251;r, il ne faut pas entendre cette phrase de Madame la Ministre comme la reconnaissance au futur JEL d'un droit de regard sur la d&#233;cision du procureur de la R&#233;publique. En aucun cas il ne peut s'agir d'une chambre d'appel des d&#233;cisions de classements sans suite. Cela contreviendrait au principe m&#234;me du pouvoir du procureur. Cette phrase signifie que la victime pourra, comme la partie civile actuelle, demander &#224; un juge du si&#232;ge d'imposer au parquet de mettre en mouvement l'action publique. Mais le rapport LEGER limite cette facult&#233; aux affaires criminelles. En cas de d&#233;lit ou de contravention, la victime ne pourra que faire une citation directe devant le tribunal qui n'aura comme dossier que l'enqu&#234;te diligent&#233;e par le parquet qui aura estim&#233; qu'il n'y avait pas lieu &#224; poursuivre ... Le JEL interviendra aussi pour imposer au Procureur de la R&#233;publique des actes d'enqu&#234;tes lorsque ce dernier les refusera. Il n'est donc que l'interface entre la victime et le parquet. Mais comment assurer dans ce cas une r&#233;elle implication du parquet dans la conduite de l'enqu&#234;te puisque selon lui cette enqu&#234;te ne devrait pas &#234;tre men&#233;e ou l'acte pas r&#233;alis&#233; ? De deux choses l'une, soit le parquet jouera compl&#232;tement le jeux et il n'y aura rien &#224; redire, soit il tra&#238;nera des pieds et il sera n&#233;cessaire &#224; un moment donn&#233; que le JEL pallie concr&#232;tement &#224; l'absence du parquet. Or par principe c'est impossible. Il ne peut pas donner des ordres aux enqu&#234;teurs, car sinon il serait juge d'instruction. Alors que faire ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel statut pour le JEL ?&lt;/strong&gt;
Quelle place accorder &#224; un juge qui n'entrera pas compl&#232;tement dans les dossiers puisqu'il n'effectuera pas d'actes lui m&#234;me, mais prendra des d&#233;cisions attentatoires aux libert&#233;s ? Le risque est grand que le JEL soit un JLD bis, un juge du si&#232;ge non prot&#233;g&#233; statutairement. Contrairement au Juge d'Instruction qui est nomm&#233; par d&#233;cret &#224; une fonction d&#233;termin&#233;e, le JLD est d&#233;sign&#233; &#224; cette fonction par le Pr&#233;sident de la juridiction. Ce dernier peut donc &#224; tout moment d&#233;charger un juge de son tribunal de ses fonctions de JLD, lui enlever un dossier, ou lui attribuer d'autres fonctions. Des exemples r&#233;cents montrent la pr&#233;carit&#233; de son statut. Il ne g&#232;re pas de cabinet mais re&#231;oit les dossiers au fur et &#224; mesure. Ainsi, &#224; Paris, pour plus d'une 50aine de juges d'instruction, il n'y a que 7 JLD ! A supposer qu'on d&#233;cide d'accorder aux JLD un cabinet propre avec un nombre de dossiers d&#233;termin&#233;s qu'il suivra tout au long de l'enqu&#234;te, cela signifie qu'il s'y impliquera. Se posera donc le probl&#232;me de la double casquette avec le contentieux de la d&#233;tention. Se posera aussi la question de son statut. S'il n'est pas inamovible, il ne peut pas &#234;tre ind&#233;pendant. Le Procureur de la R&#233;publique pourrait se plaindre aupr&#232;s du Pr&#233;sident de la juridiction que tel JEL prend des d&#233;cisions contraires &#224; sa volont&#233; et qu'il convient d'en changer, ce qui pourrait &#234;tre amen&#233; &#224; faire un Pr&#233;sident !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors, on pr&#233;sente la nouvelle proc&#233;dure p&#233;nale comme plus simple qu'actuellement. Mais concentrer les pouvoirs de contr&#244;le d'une enqu&#234;te &#224; un juge du si&#232;ge qui aura aussi le pouvoir de placer en d&#233;tention, est ce plus simple ou surtout r&#233;trograde pour les droits de la d&#233;fense ? Confier &#224; un juge du si&#232;ge le pouvoir de contr&#244;le d'une enqu&#234;te alors m&#234;me qu'il n'est pas inamovible dans ses fonctions, est ce plus simple ou attentatoire &#224; l'ind&#233;pendance de la Justice ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le parquet apr&#232;s la disparition du juge d'instruction</title>
		<link>http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/Le-parquet-apres-la-disparition-du.html</link>
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		<dc:date>2009-09-02T12:35:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>&lt;p&gt;Ce texte rassemble quelques r&#233;flexions d'un substitut du procureur sur les orientations du pr&#233;-rapport de la commission &#171; L&#233;ger &#187;. Il s'agit de pointer les insuffisances des propositions quant aux garanties &#224; apporter &#224; l'ind&#233;pendance du Parquet et de l'enqu&#234;te d&#232;s lors que l'institution du juge d'instruction aura &#233;t&#233; supprim&#233;e.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/-Juge-d-instruction,43-.html" rel="directory"&gt;Juge d'instruction&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les orientations de la commission L&#233;ger &#233;taient tr&#232;s attendues dans un monde judiciaire secou&#233; par l'annonce de la suppression du juge d'instruction alors qu'il peinait &#224; se relever de l'affaire d'Outreau.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une nouvelle architecture de la proc&#233;dure p&#233;nale se d&#233;gage des 7 propositions formul&#233;es par le pr&#233;-rapport. Le Procureur est appel&#233; &#224; devenir le seul directeur des enqu&#234;tes p&#233;nales et &#224; conserver sa fonction naturelle d'engager des poursuites et de soutenir l'accusation au nom de la soci&#233;t&#233;. Pour contre-balancer cet accroissement de pouvoir, il sera institu&#233; un Juge de l'Enqu&#234;te et des Libert&#233;s, h&#233;ritant davantage de l'actuel Juge des Libert&#233;s et de la D&#233;tention que de l'agonisant juge d'instruction. Le J.E.L. sera en effet le magistrat du si&#232;ge susceptible d'autoriser les actes d'enqu&#234;te les plus coercitifs, d'adresser des injonctions &#224; un Procureur inerte ou r&#233;calcitrant, d'ordonner la d&#233;tention provisoire des personnes mise en cause.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On esp&#233;rait que la liquidation du juge d'instruction soit l'occasion d'exorciser les vieux d&#233;mons du minist&#232;re public et de clarifier son positionnement vis-&#224;-vis de la police judiciaire, des magistrats du si&#232;ge et du pouvoir politique. Loin d'&#234;tre th&#233;oriques, ces probl&#233;matiques r&#233;currentes ont un impact direct sur la fa&#231;on dont la Justice p&#233;nale est rendue en France. Elles m&#233;ritaient donc d'&#234;tre explicitement pos&#233;es dans une r&#233;flexion dont les enjeux ne sont pas moindres que moderniser la Justice p&#233;nale et restaurer la confiance des justiciables.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Telle n'est pas la m&#233;thode retenue par la commission L&#233;ger qui semble avoir pr&#233;cautionneusement &#233;lud&#233; ces sujets sensibles. Par la pr&#233;sente note, l'A.J.M. souhaite les exposer aussi clairement qu'ils apparaissent aux jeunes magistrats qui exercent quotidiennement leurs fonctions au Parquet. Et d&#233;montrer qu'il ne suffira pas d'inscrire dans la loi que le Parquet enqu&#234;tera dor&#233;navant &#8220;&lt;i&gt;&#224; charge et &#224; d&#233;charge&lt;/i&gt;&#8221; pour colmater de fa&#231;on s&#233;rieuse toutes les fissures institutionnelles que la disparition du juge d'instruction fera appara&#238;tre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;* L'inscription du principe selon lequel Parquet et la police judiciaire enqu&#234;tent &#224; charge et &#224; d&#233;charge : un voeu pieux ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s avoir scell&#233; le sort du Juge d'instruction &lt;i&gt;(1&#232;re proposition)&lt;/i&gt; et consacr&#233; le procureur de la R&#233;publique comme unique directeur d'enqu&#234;te et autorit&#233; de poursuite &lt;i&gt;(2&#232;me proposition - 1, 2)&lt;/i&gt;, la commission L&#233;ger propose d'inscrire dans la loi, &#224; titre de &lt;i&gt;&#8220;contrepoids &#224; ce pouvoir &#233;tendu&#8221;&lt;/i&gt; le principe selon lequel le parquet ainsi que la police judiciaire m&#232;nent les investigations &#224; charge et &#224; d&#233;charge &lt;i&gt;(cf. 2&#232;me proposition - 3).&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce principe est conforme aux exigences d'un Etat de Droit o&#249; la neutralit&#233; et l'impartialit&#233; des enqu&#234;teurs serviraient une Justice digne et loyale. Mais la proposition ne manquera cependant pas de faire r&#233;agir les d&#233;tracteurs du juge d'instruction qui se d&#233;lectaient &#224; marteler qu'un m&#234;me homme ne pouvait pas - sans d&#233;doublement de personnalit&#233; - instruire un dossier &#224; charge et &#224; d&#233;charge en m&#234;me temps.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En admettant toutefois que gendarmes, policiers et procureurs disposent des qualit&#233;s qui font d&#233;faut aux magistrats instructeurs aujourd'hui, il est difficile d'imaginer comment ce principe trouvera &#224; s'appliquer concr&#232;tement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'abord, ce n'est pas faire offense aux policiers et gendarmes que d'affirmer qu'ils sont naturellement plus &#224; l'aise dans la recherche de preuves de culpabilit&#233; que de preuves d'innocence. Jusqu'&#224; maintenant, l'efficacit&#233; d'un enqu&#234;teur s'est plus mesur&#233;e &#224; sa capacit&#233; &#224; identifier un coupable qu'&#224; d&#233;busquer un innocent. A cet &#233;gard, on oublie trop souvent de dire que les erreurs judiciaires les plus retentissantes ont suivi les pistes erron&#233;es ouvertes par les enqu&#234;teurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les substituts du Procureur mesurent quotidiennement les r&#233;ticences des enqu&#234;teurs &#224; faire proc&#233;der &#224; des actes &#224; d&#233;charge dans les proc&#233;dure ordinaires : des confrontations, auditions de t&#233;moins, v&#233;rifications d'alibis. Il faut dire aussi que ces t&#226;ches cadrent mal avec la course aux objectifs et la pression statistique qui commencent &#224; ronger la motivation des agents. Le pr&#233;-rapport L&#233;ger semble pr&#233;occup&#233; par &lt;i&gt;&#8220;l'accroissement important du nombre de gardes &#224; vue lors de ces derni&#232;res ann&#233;es&#8221; (cf. 5&#232;me proposition - 1)&lt;/i&gt; alors que la r&#233;ponse n'est pas &#224; chercher ailleurs que dans l'av&#232;nement du nombre de gardes &#224; vue comme indicateur de performance des agents et des services. Il regrettable que la commission n'indique pas comment le principe d'une enqu&#234;te &#224; charge et &#224; d&#233;charge devra &#234;tre concili&#233; avec les obligations de performances impos&#233;es par la L.O.L.F.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Certes, le rapport pr&#233;voit-il que le J.E.L. contr&#244;lera la loyaut&#233; de l'enqu&#234;te en disposant du pouvoir d'enjoindre le parquet de r&#233;aliser un acte demand&#233; par l'une des parties&lt;i&gt; (cf. 3&#232;me proposition - 2).&lt;/i&gt; Mais l&#224; encore, aucune sanction particuli&#232;re n'est pr&#233;vue pour ce principe en cas de r&#233;sistance d'un Parquet ou d'un service d'enqu&#234;te. La commission L&#233;ger estime que le d&#233;bat public auquel s'exposerait un procureur r&#233;calcitrant serait un &lt;i&gt;&#8220;aiguillon&#8221;&lt;/i&gt; suffisant pour surmonter son inertie. Imagine t-on raisonnablement qu'un jeune homme impliqu&#233; dans un vol de scooter ou des violences urbaines saisirait le J.E.L. pour obtenir la v&#233;rification d'un alibi et mobiliserait l'opinion publique en cas de refus du procureur de respecter l'injonction obtenue ? Outre que le d&#233;bat public est rythm&#233; par les m&#233;dias qui - selon les conjonctures - sont susceptibles d'&#234;tre complaisants &#224; l'&#233;gard du pouvoir politique ; on voit que cet aiguillon ne fonctionnerait que pour les affaires particuli&#232;rement sensibles et m&#233;diatiquement expos&#233;es. Qu'en serait-il alors pour les affaires trop ordinaires pour attirer les micros ou les cam&#233;ras ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quite &#224; renforcer les droits de la victime et du mis en cause tout long de l'enqu&#234;te - ainsi que le postule la 4&#232;me proposition - on aurait pu pr&#233;voir une nullit&#233; de proc&#233;dure tir&#233;e du refus par un enqu&#234;teur ou un Procureur de proc&#233;der &#224; un acte d'enqu&#234;te qui lui serait express&#233;ment demand&#233;, m&#234;me dans une affaire simple. Cette sanction aurait permis de doter le principe d'enqu&#234;te &#224; charge et &#224; d&#233;charge d'une vraie effectivit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il s'agirait &#233;galement de doter les Procureurs d'une r&#233;elle autorit&#233; sur la police judiciaire afin que leurs directives ne soient pas consid&#233;r&#233;es comme de simples suggestions et qu'ils disposent d'un r&#233;el pouvoir de sanction sur les enqu&#234;teurs d&#233;faillants. Tel ne semble pas &#234;tre le sens de la commission qui propose de maintenir l'actuel statut de la police judiciaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;* Le statut (quo) de la police judiciaire vis-&#224;-vis du Procureur de la R&#233;publique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La commission L&#233;ger rejette l'id&#233;e d'un rattachement de la police judiciaire au minist&#232;re de la Justice, au motif que le maintien de la police et de la gendarmerie sous une double autorit&#233; (administrative et judiciaire) ainsi que la dualit&#233; des services d'enqu&#234;te &#233;taient autant de garanties pour la d&#233;mocratie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'argument n'est pas faux. Mais l'inconv&#233;nient de ce syst&#232;me est de faire coexister &#224; c&#244;t&#233; du Procureur une autorit&#233; administrative (commissaire de police, directeur d&#233;partemental de la s&#233;curit&#233; publique, officiers sup&#233;rieurs de gendarmerie) dont il ne faut minimiser ni les qualit&#233;s, ni les capacit&#233;s de r&#233;sistance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lorsqu'un agent montre un manque &#224; ses obligations dans ses fonctions de police judiciaire, le Procureur n'a le moyen de le sanctionner que par la notation annuelle ou la capacit&#233; de retirer l'habilitation d'Officier de Police Judiciaire. En pratique, les notations annuelles sont dilu&#233;es et tiennent peu compte de la qualit&#233; du travail d'un enqu&#234;teur sur toute une ann&#233;e, sauf d&#233;faillance grave. Les exemples de retrait d'habilitation de la qualit&#233; d'OPJ sont exceptionnelles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De ce fait, il existe un lien de subordination tr&#232;s particulier entre les enqu&#234;teurs et les substituts du Procureur qui ne peuvent miser que sur leur autorit&#233; naturelle pour faire appliquer leurs d&#233;cisions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il faut &#233;galement rappeler que la cohabitation de deux sup&#233;rieurs, l'un judiciaire, l'autre administratif, est source potentielle de frictions et de rivalit&#233;s entre eux. Commissaires de police et haut-grad&#233;s de la gendarmerie font tr&#232;s majoritairement preuve de comp&#233;tences sup&#233;rieures et d'un grand d&#233;vouement envers les missions de leur administration. Ils peuvent donc vivre difficilement - parfois m&#234;me avec une certaine r&#233;sistance - les orientations donn&#233;es par le Procureur et ses substituts et qui ne cadreraient pas forc&#233;ment avec ses objectifs. C'est particuli&#232;rement vrai ces derni&#232;res ann&#233;es en mati&#232;re de s&#233;curit&#233; publique o&#249; les contingences du maintien de l'ordre ne co&#239;ncident pas toujours avec les exigences de la proc&#233;dure p&#233;nale. Il est ainsi de moins en moins rare de les voir contester directement au Procureur de la R&#233;publique, parfois par l'interm&#233;diaire de leur propre autorit&#233; hi&#233;rarchique (DDSP, pr&#233;fet, commandant de groupement), les d&#233;cisions des substituts.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On mesure d&#232;s lors que le contr&#244;le par les procureurs de l'ordre des priorit&#233;s et des moyens allou&#233;es aux enqu&#234;tes par les services pr&#233;conis&#233; par la commission L&#233;ger est une proposition qui va dans le bon sens &lt;i&gt;(cf. 2&#232;me proposition - 3 - b)&lt;/i&gt; mais qui s'av&#232;re bien insuffisante pour garantir que le Procureur sera le seul pilote de la Police Judiciaire. .&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;* La simplification manqu&#233;e des cadres juridiques d'investigations&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La commission L&#233;ger semble attach&#233;e &#224; &lt;i&gt;&#8220;simplifier la phase pr&#233;paratoire du proc&#232;s p&#233;nal en instituant un cadre unique d'enqu&#234;te&#8221; (2&#232;me proposition)&lt;/i&gt; ou &#224; &lt;i&gt;&#8220;Simplifier, harmoniser et s&#233;curiser la proc&#233;dure pr&#233;paratoire au proc&#232;s p&#233;nal&#8221; (6&#232;me proposition)&lt;/i&gt; ; ce qui constitue un effort tr&#232;s louable dans un contexte o&#249; la proc&#233;dure p&#233;nale est de plus en plus complexe &#224; mettre en oeuvre par les professionnels et &#224; d&#233;crypter par les justiciables.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On pouvait s'attendre d&#232;s lors &#224; la confusion de l'enqu&#234;te pr&#233;liminaire et de l'enqu&#234;te de flagrance. Selon la loi, ces deux enqu&#234;tes ne se distinguent essentiellement que par l'interdiction faite aux enqu&#234;teurs, dans l'enqu&#234;te pr&#233;liminaire : &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; d'interpeller un personne qui ne se pr&#233;senterait pas spontan&#233;ment &#224; eux &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; de r&#233;aliser une perquisition sans l'assentiment du mis en cause &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; d'adresser des r&#233;quisitions sans l'approbation du Procureur &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; de prolonger une garde &#224; vue sans pr&#233;sentation pr&#233;alable au magistrat du parquet &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; d'enqu&#234;ter en dehors de leur ressort sans l'autorisation du procureur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Concr&#232;tement, les am&#233;nagements &#224; ces principes pr&#233;vus par le code de proc&#233;dure p&#233;nale et les usages des praticiens conduisent &#224; effacer les distinctions et &#224; encombrer enqu&#234;teurs et procureurs de formalit&#233;s. En effet, le procureur a d'abord la possibilit&#233; de prolonger &#224; 15 jours la dur&#233;e de l'enqu&#234;te de flagrance, initialement pr&#233;vue &#224; 7 jours. Il peut autoriser les enqu&#234;teurs &#224; r&#233;aliser des investigations en dehors de leur territoire de rattachement par l'effet des r&#233;quisitions d'extension de comp&#233;tence (art. 18-4 du CPP). Il peut &#233;galement leur d&#233;livrer des ordres de compara&#238;tre leur permettant d'appr&#233;hender toute personne, (art. 78 du CPP). L'exp&#233;rience montre que si les enqu&#234;teurs envisagent de r&#233;aliser un tel acte, c'est que cela pr&#233;sente un r&#233;el int&#233;r&#234;t dans leur dossier. C'est la raison pour laquelle le substitut du Procureur leur accorde presque syst&#233;matiquement les autorisations qu'ils sollicitent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les m&#234;mes remarques l'emportent pour les demandes d'autorisation &#224; r&#233;quisitions. En les examinant, les substituts ne raisonnent pas sur la pertinence d'un acte d'investigation mais sur des consid&#233;rations d'ordre purement budg&#233;taire. Une simple sensibilisation des enqu&#234;teurs &#224; la probl&#233;matique des frais de Justice leur permettraient d'appr&#233;cier eux-m&#234;me l'opportunit&#233; d'engager telle ou telle d&#233;pense.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est d'autre part tr&#232;s rare que les enqu&#234;teurs ne parviennent pas &#224; obtenir l'assentiment des mis en cause &#224; proc&#233;der &#224; une perquisition chez eux dans le cadre d'une enqu&#234;te pr&#233;liminaire. Un refus para&#238;trait d'ailleurs si suspect qu'il l&#233;gitimerait la saisine imm&#233;diate du J.L.D. pour le surmonter. Quant &#224; la disposition exceptionnelle permettant de prolonger les gardes &#224; vue sans pr&#233;sentation pr&#233;alable au parquet, elle s'impose comme la pratique g&#233;n&#233;rale au sein de services satisfaits d'all&#233;ger la charge de leur permanence ou de se dispenser d'un trajet entre brigades et tribunaux. La commission constate d'ailleurs que cette distinction des r&#233;gimes de garde &#224; vue est th&#233;orique et devrait &#234;tre supprim&#233;e &lt;i&gt;(cf. 6&#232;me proposition - 2).&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle ne tire cependant pas la m&#234;me conclusion pour les autres r&#232;gles contourn&#233;es en pratique et propose de maintenir la distinction entre enqu&#234;te pr&#233;liminaire et enqu&#234;te de flagrance &lt;i&gt;(3&#232;me proposition - 1).&lt;/i&gt; Il aurait pourtant &#233;t&#233; plus lisible et plus conforme &#224; la r&#233;alit&#233; de supprimer cette distinction qui fait encourir un risque juridique et se trouve presque syst&#233;matiquement contourn&#233; dans la r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De plus, pour compenser la disparition de la mise en examen par le juge d'instruction, la commission L&#233;ger propose l'adoption de deux r&#233;gime juridiques distincts pour l'enqu&#234;te : le r&#233;gime simple, align&#233; sur le mod&#232;le actuel et permettant le traitement rapide des affaires qui le n&#233;cessitent, et le r&#233;gime renforc&#233;, dans lequel le mis en cause b&#233;n&#233;ficiera des droits &#233;quivalents &#224; ceux du mis en examen (acc&#232;s au dossier, assistance d'un avocat lors des interrogatoires, possibilit&#233; de demander des actes ou d'en obtenir la nullit&#233;).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'id&#233;e n'est pas ici de critiquer le contradictoire et les droits de la d&#233;fense au stade de l'enqu&#234;te mais d'observer qu'en introduisant une nouvelle distinction au sein des r&#233;gimes d'enqu&#234;te, le pr&#233;-rapport complexifie les cadres d'enqu&#234;te plus qu'il ne les simplifie. Il faudra en effet distinguer dor&#233;navant le r&#233;gime simple en flagrance, le r&#233;gime renforc&#233; en flagrance, le r&#233;gime simple de la pr&#233;liminaire, le r&#233;gime renforc&#233; de la pr&#233;liminaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfin, l'instauration d'un nouveau r&#233;gime de retenue judiciaire pour les auteurs de d&#233;lits punis de moins d'un 5 ans d'emprisonnement va entra&#238;ner une nouvelle d&#233;clinaison des cadres d'enqu&#234;te en obligeant &#224; diff&#233;rencier ceux dans lesquels la garde &#224; vue sera possible de ceux o&#249; la retenue judiciaire sera seule applicable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;* Le maintien du statut actuel du parquet : tout change mais rien ne bouge&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La suppression du juge d'instruction relance - qu'on veuille le voir ou non - le d&#233;bat sur le statut du parquet par rapport au pouvoir politique et aux magistrats du si&#232;ge. Il est difficile de prendre une position pertinente dans ce d&#233;bat en occultant deux r&#233;alit&#233;s paradoxales de notre syst&#232;me judiciaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La premi&#232;re r&#233;alit&#233; est que la politique p&#233;nale, autant dans son &#233;laboration que dans sa conduite, est une politique publique &#224; part enti&#232;re puisqu'elle touche &#224; la protection des droits du citoyen, &#224; sa s&#233;curit&#233;, au maintien ou au r&#233;tablissement de l'ordre public, voire - dans certaines fameuses &#8220;affaires d'Etat&#8221; - &#224; la sauvegarde des int&#233;r&#234;ts de la Nation. Il est donc indispensable que le pouvoir politique (ex&#233;cutif et l&#233;gislatif) dispose de leviers pour intervenir dans ce domaine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Actuellement, le principal levier est le rattachement du Parquet &#224; l'autorit&#233; hi&#233;rarchique du ministre de la Justice. Compte tenu de ce qui vient d'&#234;tre rappel&#233;, il n'est pas choquant que le Garde des Sceaux r&#233;percute aupr&#232;s des Procureurs les priorit&#233;s d'action publique d&#233;finies par le pouvoir ex&#233;cutif. Les directives particuli&#232;res concernant des dossiers pr&#233;cis n'apparaissent pas non plus r&#233;voltantes d&#232;s lors que le personnel politique les assume au moyen d'instructions &#233;crites vers&#233;es au dossier (ainsi que le pr&#233;voit d&#233;j&#224; la loi : art. 36 du CPP).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce rattachement &#224; la sph&#232;re politique para&#238;t aujourd'hui parfaitement assum&#233; par les Procureurs de la R&#233;publique ou les Procureurs G&#233;n&#233;raux. V&#233;ritables pr&#233;fets judiciaires, ils multiplient au niveau local des contacts avec les pr&#233;fets, les maires, les pr&#233;sidents de Conseil G&#233;n&#233;raux, les repr&#233;sentants d'associations, les autorit&#233;s religieuses ou m&#233;dicales, les recteurs d'acad&#233;mie, les directeurs des r&#233;seaux de transports publics afin d'ajuster la politique p&#233;nale aux sp&#233;cificit&#233;s de leur ressort. Les consid&#233;rations politiques et l'impact m&#233;diatique de leurs d&#233;cisions font partie int&#233;grante de leur r&#233;flexion, laquelle ne s'articule plus seulement autour du Droit et de l'&#233;quit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La seconde contrainte, paradoxale avec la premi&#232;re, vient de ce que le Procureur est consid&#233;r&#233; dans la tradition judiciaire fran&#231;aise comme un magistrat &#224; part enti&#232;re. Ce principe trouve son illustration dans le statut et les pouvoirs du parquet. Il fait partie du m&#234;me corps que les juges du si&#232;ge, une simple mutation lui permet de passer d'un camps &#224; l'autre, sa discipline est d&#233;volue au C.S.M..&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il a ensuite l'opportunit&#233; des poursuites, ce qui implique qu'il peut prendre la d&#233;cision de classer sans suite une affaire qui aurait pourtant pu &#234;tre poursuivie devant les tribunaux (par ex. auteur identifi&#233; mais trouble peu important &#224; l'ordre public). L'opportunit&#233; des poursuites implique &#233;galement le pouvoir d'orienter les proc&#233;dures vers d'autres modes de sanction ou r&#233;solution que le proc&#232;s devant le Tribunal : les alternatives aux poursuites. Ces voies interm&#233;diaires entre le classement sans suite et la poursuite devant le tribunal ont connu un accroissement in&#233;dit depuis les ann&#233;es 90 et l'&#233;ventail des mesures susceptibles d'&#234;tre propos&#233;es par le Procureur n'a cess&#233; de s'&#233;largir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Certains choix de poursuite, telles l'ordonnance p&#233;nale ou la comparution sur reconnaissance pr&#233;alable de culpabilit&#233; (le plaider coupable &#224; la fran&#231;aise), qui ont en d&#233;finitive la valeur d'un vrai jugement, laissent la part pr&#233;pond&#233;rante aux parquetiers qui proposent une peine que le magistrat du si&#232;ge ne pourra que valider ou non.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans ses pouvoirs d'enqu&#234;tes aussi, le parquet est encore consid&#233;r&#233; comme un magistrat par la loi qui en fait un garant des libert&#233;s individuelles en pr&#233;voyant que les mesures de gardes &#224; se d&#233;roulent sous son contr&#244;le.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y a donc un paradoxe &#224; maintenir en l'&#233;tat un homme qui serait &#224; la fois magistrat, donc ind&#233;pendant, et un rouage n&#233;cessaire du pouvoir politique. Jusqu'&#224; pr&#233;sent, notre machine judiciaire s'est accommod&#233;e de ce paradoxe en se reposant sur le juge d'instruction. Dans les affaires d'importance o&#249; l'immiscion du pouvoir politique pouvait avoir un sens et pr&#233;senter un risque, la d&#233;signation d'un magistrat du si&#232;ge ind&#233;pendant rassurait citoyens, th&#233;oriciens et praticiens.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec la disparition du juge d'instruction, la schizophr&#233;nie du Procureur va devenir insupportable et source de toutes les suspicions. Le parti devra donc &#234;tre rapidement pris entre un procureur totalement li&#233; au pouvoir politique ou un magistrat du parquet ind&#233;pendant de ce pouvoir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chaque solution pr&#233;sente des avantages et des inconv&#233;nients. Le rattachement des procureurs au pouvoir ex&#233;cutif supposerait qu'ils perdent leur qualit&#233; de magistrat et qu'on scinde le corps actuel de la magistrature. Ce principe aurait l'avantage de la clart&#233;. Les procureurs administreraient, enqu&#234;teraient et poursuivraient, selon une politique p&#233;nale dont les grandes lignes serait fix&#233;e par le gouvernement et qu'il adapterait avec plus au moins d'autonomie &#224; son ressort. Les juges du si&#232;ge prendraient la d&#233;cision finale et interviendraient au moment de l'enqu&#234;te pour autoriser les mesures les plus coercitives. L'inconv&#233;nient majeur d'une telle situation serait pour le citoyen de perdre le droit &#224; l'impartialit&#233; au moment de l'enqu&#234;te et de la poursuite. Ce qui distingue le pouvoir d'accuser du devoir d'accuser, c'est la facult&#233; laiss&#233;e &#224; la personne qui l'exerce de renoncer aux poursuites si l'examen objectif des &#233;l&#233;ments &#224; charge et &#224; d&#233;charge ne la convainc pas. D'un point de vue interne, la scission du corps provoquerait enfin un grand bouleversement dans les rangs d&#233;j&#224; d&#233;motiv&#233;s de la magistrature qui demeurent attach&#233;s &#224; l'unit&#233; du corps.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A l'inverse, la solution consistant &#224; consacrer l'ind&#233;pendance des parquetiers buterait sur la n&#233;cessit&#233; de laisser au pouvoir politique un champs d'action en mati&#232;re de politique p&#233;nale. Il s'agirait alors de faire sortir le ministre de la Justice du pouvoir ex&#233;cutif, de l'&#233;riger en Procureur de la Nation dont la seule attribution serait de d&#233;finir la politique p&#233;nale en fonction du mandat qui lui a &#233;t&#233; donn&#233; et de garantir l'ind&#233;pendance des magistrats. La plus grosse difficult&#233; serait alors de lui procurer une l&#233;gitimit&#233; d&#233;mocratique, ce qui semble &#234;tre totalement exclu dans la tradition constitutionnelle fran&#231;aise qui a toujours d&#233;ni&#233; &#224; l'institution judiciaire la qualit&#233; de pouvoir et l'a toujours rel&#233;gu&#233;e au rang de simple autorit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Entre ces deux extr&#234;mes, la solution pourrait &#234;tre de maintenir les procureurs avec leur double casquette tout en les dotant de r&#233;els pouvoirs de r&#233;sistance lorsqu'ils seraient confront&#233;s &#224; des instructions qui serviraient un autre int&#233;r&#234;t que celui-ci de la Justice. Il faudrait alors leur donner la garantie qu'ils n'encourront pas de sanctions disciplinaires s'ils refusent d'observer une instruction pour ce motif, que leur carri&#232;re ne sera pas plomb&#233;e, qu'ils ne seront pas d&#233;plac&#233;s d'office. Ceci suppose d&#232;s lors de dissocier l'autorit&#233; qui leur donne les instructions de l'autorit&#233; qui s'occupe de leur nomination, de leur avancement et de leur discipline. C'est d'ailleurs la solution que retient une minorit&#233; de membre de la commission L&#233;ger.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En se pronon&#231;ant au contraire en faveur du maintien du statut actuel des magistrats du parquet, la majorit&#233; du comit&#233; fait preuve d'une inertie consternante et semble soucieuse d'escamoter tous les enjeux de ce d&#233;bat crucial.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;CONCLUSION :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les temps n'ont jamais paru si favorables &#224; une r&#233;forme d'ampleur de la Justice p&#233;nale : une d&#233;termination politique in&#233;dite, une attente immense des justiciables, des tribunaux en surchauffe de devoir assimiler un flux grandissant d'affaires, des professionnels d&#233;courag&#233;s d'avoir &#224; pratiquer une proc&#233;dure p&#233;nale gav&#233;e de r&#233;formes et dont les coutures finissent par craquer de toute part.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La commission L&#233;ger pouvait en tirer parti pour mettre &#224; plat l'ensemble d'un syst&#232;me h&#233;rit&#233; du Code d'instruction criminelle de l'&#232;re napol&#233;onienne. L'occasion &#233;tait unique de braver tous les tabous institutionnels qui affadissent l'autorit&#233; judiciaire et tiennent la pratique p&#233;nale fran&#231;aise dans les faux-semblants et les complexes. Au lieu de cela, elle semble se satisfaire de lisser au mieux la suppression le juge d'instruction. Comme si le raz-de-mar&#233;e annonc&#233; devait se faire avec moins de vagues possible...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On ne manipule certes pas la proc&#233;dure p&#233;nale d'une Nation sans sagesse, pond&#233;ration ni exp&#233;rience. Mais les architectes et les penseurs de tous horizons savent qu'il ne s'est jamais rien construit de grand, de solide et de novateur sans audace. Le pays des Lumi&#232;res, de la R&#233;volution fran&#231;aise et des Droits de l'Homme pouvait avoir cette ambition. Mais il est vrai que l'ambition et l'audace sont l'apanage de la jeunesse. Le comit&#233; L&#233;ger en manquait-il ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Au fond du couloir &#224; droite...</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Benjamin Danlos</dc:creator>


		<dc:subject>Grand public</dc:subject>
		<dc:subject>Fonctions p&#233;nales</dc:subject>

		<description>Voici quelques nouvelles d'Austin o&#249; il fait toujours aussi chaud. Ce semestre, je me consacre &#224; la d&#233;fense des condamn&#233;s &#224; mort Texans. C'est une opportunit&#233; offerte par la fac d'Austin dans le cadre d'une sorte de stage/cours qui nous permet de travailler pour un organisme de d&#233;fense des condamn&#233;s peu fortun&#233;s. Je me suis donc rendu &#224; Linvingston, la prison o&#249; est situ&#233; le couloir de la mort, la semaine derni&#232;re, afin de rencontrer nos clients. C'est une exp&#233;rience carc&#233;rale intense&#8230; Tout commence par (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L150xH65/arton84-1df71.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='65' class='spip_logos' style='height:65px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Voici quelques nouvelles d'Austin o&#249; il fait toujours aussi chaud.
Ce semestre, je me consacre &#224; la d&#233;fense des condamn&#233;s &#224; mort Texans. C'est une opportunit&#233; offerte par la fac d'Austin dans le cadre d'une sorte de stage/cours qui nous permet de travailler pour un organisme de d&#233;fense des condamn&#233;s peu fortun&#233;s. Je me suis donc rendu &#224; Linvingston, la prison o&#249; est situ&#233; le couloir de la mort, la semaine derni&#232;re, afin de rencontrer nos clients. C'est une exp&#233;rience carc&#233;rale intense&#8230;
Tout commence par l'entr&#233;e o&#249; le statut d'avocat rendant visite &#224; un condamn&#233; &#224; mort va avec celui de &#171; suspect &#187; : on est fouill&#233; des pieds &#224; la t&#234;te pour &#233;viter d'introduire tout objet de &#171; contrebande &#187; (on se demande bien pourquoi puisque de toute fa&#231;on, on ne rencontre les clients qu'&#224; travers une vitre, on ne peut donc rien leur remettre dans ces conditions). On rentre donc les poches vides (m&#234;me le portefeuille &#233;tant suspect) affubl&#233; d'un joli badge rouge et en route pour la POLUNSKY Unit, le couloir de la mort. En chemin, on croise les d&#233;tenus droit-commun, dans leur uniforme blanc (apparemment, &#224; Livingston, ils ont &#233;chapp&#233; &#224; l'orange vif ou au rose humiliant).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les condamn&#233;s &#224; mort on droit &#224; un traitement &#224; part. Ils sont dans une unit&#233; sp&#233;ciale de la prison o&#249; les cellules sont toutes sur le mod&#232;le du mitard fran&#231;ais, sauf que les fen&#234;tres sont plus petites et situ&#233;es tr&#232;s en hauteur. La cellule mesure 5,5 m2 et le d&#233;tenu y passe au minimum 22 heures par jour. Chacun a droit &#224; 2 heures de promenade (solitaire) par jour s'il se tient bien. Les d&#233;tenus n'ont droit &#224; aucun contact entre eux, &#224; part bien s&#251;r les traditionnels cris d'une cellule &#224; l'autre. Les visites aussi sont particuli&#232;rement limit&#233;es, selon le niveau de discipline. Le travail en prison a &#233;t&#233; supprim&#233; pour les condamn&#233;s &#224; mort depuis l'&#233;vasion de sept d'entre eux en 1999. Depuis cette &#233;poque, les d&#233;tenus ne s'&#233;tant pas &#233;vad&#233;s ont &#233;t&#233; r&#233;compens&#233;s par le durcissement drastique de leurs conditions de d&#233;tention. Il faut dire que chaque nouveau directeur tient &#224; se faire conna&#238;tre en marquant son
passage par une nouvelle mesure anti-d&#233;tenus.
Les plus chanceux ont droit &#224; une radio (c'est la r&#233;compense de ceux qui ont une discipline irr&#233;prochable) pour s'occuper, les autres n'ont plus qu'&#224; parfaire leur connaissances litt&#233;raires (ce qui n'est pas &#224; la port&#233;e de tous).
Tout semble fait pour les briser physiquement et moralement. Le rythme de vie impos&#233;e est un peu d&#233;routant : petit-d&#233;jeuner servi n'importe quand entre 2h 30 et 5 heures du matin, d&#233;jeuner entre 10 heures et midi, repas entre 15h30 et 17h00. Ils ont du mal &#224; s'y faire&#8230; Mais de toute fa&#231;on, les repas son immangeables, ce qui n'est pas tr&#232;s surprenant vu que l'Etat se targue d'avoir des prisons peu couteuses. Le probl&#232;me, c'est qu'on les emp&#234;che de cantiner suffisamment pour se nourrir.
L'apparence est surveill&#233;e de pr&#232;s : uniforme blanc, rasage obligatoire (r&#232;gle impossible &#224; respecter puisqu'ils n'ont droit qu'&#224; un rasoir jetable -&#224; usage unique- par semaine). Du coup, ils sont sans arr&#234;ts punis pour cause de barbe d&#233;butante...
Cet univers Kafka&#239;en est agr&#233;ment&#233; par des surveillants particuli&#232;rement corrompus et paresseux. Un scandale a derni&#232;rement permis de se rendre compte que certains faisaient entrer des t&#233;l&#233;phones portables pour les d&#233;tenus moyennant finances ! D'autres se laissent acheter contre un mars pour de petits passe-droits. Mais ils ne se laissent pas toujours amadouer. Les r&#232;gles de disciplines sont assez strictes (du genre : quand un surveillant entre dans ta cellule et te fait un signe, tu as cinq secondes pour te lever de ton lit et te mettre debout contre le mur, si tu mets 6 secondes, tu te retrouve en disciplinaire et on te supprime un droit &#8211;n'importe quoi : ta radio, tes lectures, tes timbres&#8230; &#171; sir yes sir ! &#187;).
Certains clients ont l'air de supporter ce r&#233;gime, mais d'autres sont dans un &#233;tat de d&#233;lire total. Peu de d&#233;tenus se suicident &#224; death row (m&#234;me si certains essayent), mais il n'est pas rare de voir des d&#233;tenus demander &#224; leur avocat de retirer tous les appels suspensifs afin de pourvoir &#234;tre ex&#233;cut&#233;s dans les plus brefs d&#233;lais. Une version &#171; peine capitale &#187; du suicide assist&#233;&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les discussions sont peu ais&#233;es. On se parle &#224; travers un combin&#233; qui rend tr&#232;s mal le son (surtout lorsque l'on est &#233;cout&#233; par les surveillants) et dont le maniement donne vite des crampes. En plus certains d&#233;tenus utilisent un langage argotique peu accessible pour le fran&#231;ais que je suis. Et le syst&#232;me accusatoire ne nous garantie m&#234;me pas la confidentialit&#233; (les d&#233;tenus s'en amusent en disant bonjour au mouchard !). Voil&#224; tout de m&#234;me un beau syst&#232;me de droit !!!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour ceux qui se le demandent, on ne trouve pas vraiment d'Hannibal Lecter &#224; Death row. Le gros des troupes a un parcours bizarrement semblable : enfance marqu&#233;e par les mauvais traitements et en g&#233;n&#233;ral les abus sexuels des parents ou des familles d'accueil, adolescence dans la drogue et la petite d&#233;linquance, puis tr&#232;s vite (beaucoup sont condamn&#233;s pour des faits commis entre 18 et 21 ans) un coup qui tourne mal avec meurtre et condamnation &#224; mort &#224; la cl&#233;. On trouve pas mal d'innocents parmi les d&#233;tenus, ce qui n'est ni&#233; par personne mais ne semble pas susciter de mouvement de r&#233;forme &#224; l'image de celui qui a suivi et suit toujours l'affaire Outreau. Il y aurait pourtant une mesure simple &#224; mettre en place : dans la plupart des cas, les condamn&#233;s &#224; mort innocent&#233;s ont &#233;t&#233; condamn&#233;s en raison de l'absence totale de moyens financiers et humains (il y a &#233;norm&#233;ment d'incomp&#233;tents notoires parmi les d&#233;fenseurs
publics) du c&#244;t&#233; de la d&#233;fense pour r&#233;aliser les actes qui auraient permis d&#232;s l'origine de disculper le suspect (ADN&#8230;). Une petite mesure simple s'impose donc : la cr&#233;ation du juge d'instruction ! Mais je m'&#233;gare&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Comit&#233; de r&#233;flexion sur la justice p&#233;nale</title>
		<link>http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/Comite-de-reflexion-sur-la-justice.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/Comite-de-reflexion-sur-la-justice.html</guid>
		<dc:date>2009-04-22T20:16:47Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sylvie LEFAIX</dc:creator>


		<dc:subject>Juge d'instruction</dc:subject>
		<dc:subject>Grand public</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;forme de la proc&#233;dure p&#233;nale</dc:subject>
		<dc:subject>Garde des Sceaux</dc:subject>

		<description>Comment concilier l'int&#233;r&#234;t de la soci&#233;t&#233;, qui exige une r&#233;pression rapide et certaine des infractions &#224; la loi p&#233;nale, avec l'int&#233;r&#234;t de l'individu et le respect de ses droits fondamentaux ? = phase pr&#233;paratoire fait l'objet du pr&#233;sent rapport, avant les phases d&#233;cisoire et ex&#233;cutoire du proc&#232;s p&#233;nal. Les sept propositions qui suivent tendent &#224; &#171; stabiliser &#187; durablement le droit. Elles sont fond&#233;es sur les principes directeurs &#233;nonc&#233;s par l'article pr&#233;liminaire du CPP, tels qu'ils r&#233;sultent de la loi du 15 (...)

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&lt;a href="http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/+-Reforme-de-la-procedure-penale-+.html" rel="tag"&gt;R&#233;forme de la proc&#233;dure p&#233;nale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/+-Garde-des-Sceaux-+.html" rel="tag"&gt;Garde des Sceaux&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comment concilier l'int&#233;r&#234;t de la soci&#233;t&#233;, qui exige une r&#233;pression rapide et certaine des infractions &#224; la loi p&#233;nale, avec l'int&#233;r&#234;t de l'individu et le respect de ses droits fondamentaux ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;= phase pr&#233;paratoire fait l'objet du pr&#233;sent rapport, avant les phases d&#233;cisoire et ex&#233;cutoire du proc&#232;s p&#233;nal. Les sept propositions qui suivent tendent &#224; &#171; stabiliser &#187; durablement le droit. Elles sont fond&#233;es sur les principes directeurs &#233;nonc&#233;s par l'article pr&#233;liminaire du CPP, tels qu'ils r&#233;sultent de la loi du 15 Juin 2000, ainsi que sur la volont&#233; :
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; d'accro&#238;tre le r&#244;le du juge dans sa fonction de contr&#244;le du bon d&#233;roulement de l'enqu&#234;te, &#224; l'occasion des conflits qui surgissent entre les acteurs du proc&#232;s p&#233;nal. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; de renforcer les droits de la d&#233;fense des personnes mises en cause et des victimes. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; de souligner que tout acte d'enqu&#234;te et d'investigation men&#233; par les magistrats et par la police judiciaire, doit &#234;tre &#224; charge et &#224; d&#233;charge.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; de simplifier la proc&#233;dure.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;1&#232;re proposition : Transformer le juge d'instruction en juge de l'enqu&#234;te et des libert&#233;s, investi exclusivement de fonctions juridictionnelles&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Opinion majoritaire du comit&#233;&lt;/i&gt; :
1) le JI est n&#233; et vit toujours dans l'ambigu&#239;t&#233; de sa double fonction. Il cumule les fonctions d'un juge avec celles d'un enqu&#234;teur, il n'est pas totalement juge, et pas totalement enqu&#234;teur.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; il ne peut agir avec une stricte neutralit&#233; et n'est pas totalement un juge.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; l'instruction n'am&#233;liore ni l'efficacit&#233; de l'enqu&#234;te, ni la protection des droits fondamentaux des mis en cause et des victimes
2) diversit&#233; actuelle des cadres d'enqu&#234;te r&#233;v&#232;le une confusion des r&#244;les illisible pour le citoyen.
3) Parquet est l'institution judiciaire la mieux adapt&#233;e &#224; ce travail d'enqu&#234;te en &#233;quipe de plus en plus n&#233;cessaire pour les affaires complexes ; sa nature ainsi que sa structure donnent aux magistrats la possibilit&#233; d'agir, avec la police judiciaire, selon des principes de hi&#233;rarchisation interne, d'indivisibilit&#233; et d'ind&#233;pendance, et avec souplesse et r&#233;activit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Opinions dissidantes&lt;/i&gt; :
1) il n'y a pas lieu de modifier les r&#232;gles existantes, en cours d'&#233;volution, et qu'il faut exp&#233;rimenter suffisamment la cosaisine ainsi que l'instruction par une formation coll&#233;giale, dont l'entr&#233;e en vigueur est pr&#233;vue par la loi le 1er Janvier 2010.
2) des r&#233;formes en profondeur, &#224; la suite de tant d'autres r&#233;formes r&#233;centes, risquent d'accro&#238;tre l'ins&#233;curit&#233; juridique et peuvent manquer leur effet.
3) les fonctions juridictionnelles et d'enqu&#234;te ne sont pas antagonistes, le statut du juge d'instruction constitue une garantie pour les enqu&#234;tes les plus complexes
4) un membre estime que le droit actuel peut &#234;tre maintenu en ajoutant une double condition d'&#226;ge et d'exp&#233;rience professionnelle &#224; la nomination des JI.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;2&#232;me proposition : Simplifier la phase pr&#233;paratoire du proc&#232;s p&#233;nal en instituant un cadre unique d'enqu&#234;te&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il s'agit de donner au Parquet le r&#244;le qui est naturellement le sien : directeur d'enqu&#234;te et autorit&#233; de poursuite.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;1. Un directeur d'enqu&#234;te unique : le procureur de la R&#233;publique&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; instauration d'une proc&#233;dure unique dans laquelle toutes les investigations p&#233;nales seront d&#233;sormais conduites sous la direction du minist&#232;re public.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; fin de la c&#233;sure quand une proc&#233;dure passe de la direction du parquet &#224; celle d'un juge d'instruction. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; un interlocuteur unique pour les services enqu&#234;teurs tout au long de la proc&#233;dure.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; pouvoir pour le Parquet d'effectuer lui-m&#234;me les actes d'enqu&#234;te ou de les d&#233;l&#233;guer aux OPJ.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;2. Une autorit&#233; de poursuite unique : le procureur de la R&#233;publique&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Toute enqu&#234;te se cl&#244;turera par une d&#233;cision de poursuite ou de classement du procureur.
En mati&#232;re d&#233;lictuelle : la d&#233;cision de renvoi ne doit pas &#234;tre susceptible de contestation. Ce d&#233;bat devra avoir lieu devant la juridiction de jugement.
En mati&#232;re criminelle, deux positions divergentes se sont exprim&#233;es :
&#61562; Pour certains, le renvoi devant la cour d'assises ne doit pas &#234;tre susceptible d'appel. &#61562; Pour d'autres, c'est une garantie essentielle de maintenir en mati&#232;re criminelle la possibilit&#233; d'un recours contre la d&#233;cision de renvoi.
Les droits des victimes devront &#234;tre pr&#233;serv&#233;s : droit de contester une d&#233;cision de classement en saisissant le juge de l'enqu&#234;te et des libert&#233;s (JEL) pour obtenir des actes d'enqu&#234;te suppl&#233;mentaires ou une d&#233;cision de renvoi en mati&#232;re criminelle&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;3. Quels contrepoids &#224; ce pouvoir &#233;tendu du parquet ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;= le parquet, et la PJ, m&#232;nent les investigations &#171; &#224; charge et &#224; d&#233;charge &#187;. 1) maintien du principe d'opportunit&#233; des poursuites (vision pragmatique)
2) rejet de l'id&#233;e de rattachement de la police judiciaire &#224; l'autorit&#233; judiciaire
car le maintien des services de police et de gendarmerie sous une double autorit&#233;, administrative et judiciaire, constitue une garantie d&#233;mocratique, de m&#234;me que la coexistence de deux forces de s&#233;curit&#233;, l'une &#224; caract&#232;re civil et l'autre &#224; caract&#232;re militaire
3) maintien du syst&#232;me actuel : PJ sous la direction du procureur de la R&#233;publique, sous la surveillance du procureur g&#233;n&#233;ral et sous le contr&#244;le de la chambre de l'instruction. Mais la loi doit pr&#233;ciser que les OPJ agissent toujours sous le contr&#244;le de leurs chefs hi&#233;rarchiques.
4) meilleure association du minist&#232;re public &#224; la d&#233;finition des objectifs et des moyens en ce qui concerne les enqu&#234;tes : le procureur g&#233;n&#233;ral du si&#232;ge du service devra contr&#244;ler les moyens allou&#233;s aux enqu&#234;tes diligent&#233;es par des services &#224; comp&#233;tence r&#233;gionale ou interr&#233;gionale en associant le cas &#233;ch&#233;ant les autres procureurs g&#233;n&#233;raux concern&#233;s. Idem pour les PR sur les services dont le si&#232;ge est situ&#233; dans leur ressort.
Idem pour les services &#224; comp&#233;tence nationale sous l'autorit&#233; du PG de Paris&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Modification du statut des magistrats du parquet ?
Non : pas envisageable que le pouvoir ex&#233;cutif, qui tire sa l&#233;gitimit&#233; du processus d&#233;mocratique, ne puisse pas d&#233;finir la politique p&#233;nale et la faire appliquer harmonieusement sur le territoire. Donc : maintien du statut actuel des magistrats du parquet et le v&#233;ritable contrepoids est l'instauration d'un juge dot&#233; de larges pr&#233;rogatives pouvant ainsi contr&#244;ler l'action du parquet et d&#233;fendre les int&#233;r&#234;ts des parties. La proc&#233;dure p&#233;nale doit trouver en elle-m&#234;me ses propres &#233;quilibres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une minorit&#233; de membres a estim&#233; que la r&#233;forme propos&#233;e justifiait un accroissement des garanties accord&#233;es aux magistrats du parquet &#224; travers un alignement de leurs conditions de nomination sur celles du si&#232;ge. Toute nomination d'un magistrat du parquet serait ainsi subordonn&#233;e &#224; l'avis conforme du Conseil Sup&#233;rieur de la Magistrature.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;3&#232;me proposition : instituer un juge de l'enqu&#234;te et des libert&#233;s disposant de pouvoirs importants&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;1. Un juge comp&#233;tent pour d&#233;cider des mesures les plus attentatoires aux libert&#233;s individuelles&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sur saisine par le Parquet : = &#233;coutes t&#233;l&#233;phoniques, sonorisation ou perquisition hors flagrance et hors accord de l'int&#233;ress&#233;
= mandats d'amener ou d'arr&#234;t, prolongation de garde &#224; vue au-del&#224; de 48 heures, placement sous contr&#244;le judiciaire ou en d&#233;tention provisoire (cf prop.5).
&#61617; contr&#244;le de la n&#233;cessit&#233; et la proportionnalit&#233; des atteintes aux libert&#233;s individuelles&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Opinions dissidentes Les &#8220;hostiles &#224; la disparition du JI&#8221; : paradoxal de critiquer le cumul par le JI de pouvoirs juridictionnels et d'enqu&#234;te tout en attribuant au juge de l'enqu&#234;te ce m&#234;me cumul de pouvoirs. Ils estiment en effet que statuer sur une demande de placement sous &#233;coutes t&#233;l&#233;phoniques ou de sonorisation constitue un pouvoir d'enqu&#234;te. D'autres consid&#232;rent qu'il s'agit seulement du pouvoir d'autoriser des actes d'enqu&#234;te.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;2. Un juge contr&#244;lant la loyaut&#233; de l'enqu&#234;te&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; les parties pourront effectuer des demandes d'actes. En cas de refus du parquet, il appartiendra au juge de l'enqu&#234;te de statuer. Il pourra enjoindre le parquet de r&#233;aliser l'acte.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; d&#233;bat public devant le juge de l'enqu&#234;te = garantie suppl&#233;mentaire (affaires sensibles)
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; JEL pourra enjoindre le minist&#232;re public d'ouvrir une enqu&#234;te sur des faits d&#233;nonc&#233;s par une victime, ou contraindre le procureur &#224; revenir sur une d&#233;cision de classement sans suite. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; la l&#233;galit&#233; des actes r&#233;alis&#233;s par le parquet ou par la PJ sous la direction du parquet pourra &#234;tre contest&#233;e devant la chambre &#171; de l'enqu&#234;te et des libert&#233;s &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;4&#232;me proposition : Garantir et renforcer les droits de la victime et du mis en cause tout au long de l'enqu&#234;te, augmenter le contradictoire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;1. La protection des droits du mis en cause :&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;a. Deux r&#233;gimes de droits distincts&lt;/p&gt; &lt;p&gt;** r&#233;gime restreint avec un acc&#232;s limit&#233; du mis en cause au contradictoire ;
// r&#233;gime actuel pour toute personne mise en cause dans une enqu&#234;te pr&#233;liminaire ou de flagrance.
MAIS : toute personne entendue par un service d'enqu&#234;te, qu'elle soit ou non plac&#233;e en garde &#224; vue, doit &#234;tre inform&#233;e des faits justifiant son audition ;
toute personne plac&#233;e en GAV b&#233;n&#233;ficiera de droits de la d&#233;fense accrus (cf prop. 5).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;** r&#233;gime renforc&#233; avec l'ouverture au mis en cause de l'ensemble des droits du contradictoire.
// mis en examen dans l'information actuelle : acc&#232;s &#224; tout moment au dossier, avocat lors des interrogatoires, demande d'actes, recours en nullit&#233; devant la chambre de l'enqu&#234;te et des libert&#233;s
+ information par le parquet de la fin des investigations pour formuler des demandes d'acte avant la d&#233;cision de poursuite ou de classement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;b. Les cas d'ouverture au mis en cause du r&#233;gime renforc&#233;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; possibilit&#233; de demander le b&#233;n&#233;fice du r&#233;gime renforc&#233; et si refus du Parquet (1 mois pour r&#233;pondre), solliciter le juge de l'enqu&#234;te qui devra faire droit si indices graves ou concordants
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; parquet pourra d'office placer le mis en cause sous le r&#233;gime renforc&#233;, obligation si faits criminels ou si r&#233;quisition DP / CJ. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; possible de r&#233;server la possibilit&#233; de demander &#224; devenir partie aux mis en cause ayant fait l'objet d'une audition ou d'une mesure intrusive, telle qu'une perquisition, au cours de l'enqu&#234;te.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; tout mis en cause entendu sous le r&#233;gime simple sera inform&#233; de son droit &#224; b&#233;n&#233;ficier du r&#233;gime renforc&#233; si l'enqu&#234;te se poursuit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;c. La notification des faits reproch&#233;s&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le mis en cause b&#233;n&#233;ficiant de droits renforc&#233;s est une &#8220;partie &#224; l'enqu&#234;te &#8221;
En mati&#232;re d&#233;lictuelle : notification par parquet ou par un OPJ sur instruction
En mati&#232;re criminelle, ou si DP / CJ est sollicit&#233; notification n&#233;cessairement par le Parquet.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;2. La protection des droits de la victime&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; victime pourra devenir &#8220;partie &#224; l'enqu&#234;te &#8221; : m&#234;mes droits que r&#233;gime renforc&#233;.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; parquet un mois pour r&#233;pondre &#224; la demande de la victime. Si refus : saisine JEL possible.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; toute victime pourra d&#233;noncer aupr&#232;s du PR des faits qu'elle estime &#234;tre une infraction (//cpc)
Si le procureur d&#233;cide de ne pas poursuivre ou pas de r&#233;ponse en 3 mois : saisine JEL qui pourra ordonner au parquet d'enqu&#234;ter, en &#233;non&#231;ant &#233;ventuellement pr&#233;cis&#233;ment les investigations. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; en cas de classement sans suite, la victime disposera d'un recours gracieux devant le PG. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; en mati&#232;re criminelle elle pourra contester la d&#233;cision de classement devant JEL qui pourra enjoindre le parquet de poursuivre.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; en mati&#232;re d&#233;lictuelle ou contraventionnelle, il appartiendra &#224; la victime de poursuivre elle-m&#234;me le mis en cause devant la juridiction de jugement (citation directe).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;5&#232;me proposition : Renforcer le respect des droits et libert&#233;s individuelles&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;1. La garde &#224; vue : trois lignes directrices de r&#233;forme&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; a. L'accroissement des droits du gard&#233; &#224; vue (GAV droit commun) :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Certains membres ont propos&#233; que l'avocat soit pr&#233;sent d&#232;s la 1&#232;re heure et puisse assister &#224; l'ensemble des auditions du gard&#233; &#224; vue pour conforter la valeur des d&#233;clarations faites durant la garde &#224; vue et d&#233;samorcer les discussions sur les conditions d'obtention d'aveux
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; maintien intervention de l'avocat d&#232;s le d&#233;but de la mesure pour entretien d'une demi-heure ; &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; nouvel entretien possible &#224; la 12&#232;me heure avec acc&#232;s aux proc&#232;s verbaux d'auditions
(Certains des membres sont oppos&#233;s &#224; l'acc&#232;s aux PV &#224; la 12&#232;me h (mat&#233;riellement inapplicable). &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; pr&#233;sence possible de l'avocat aux auditions si prolongation apr&#232;s 24 heures et si nouvelles auditions apr&#232;s lev&#233;e GAV, librement ou sous contrainte.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; enregistrement obligatoire de l'ensemble des gardes &#224; vue sauf si avocat assiste aux auditions &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; en mati&#232;re de trafic de stup&#233;fiants, l'avocat doit pouvoir intervenir &#224; la 48&#232;me et non 72&#232;me heure&lt;/p&gt; &lt;p&gt;b. Le resserrement des conditions du placement en garde &#224; vue :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; la loi doit rappeler que la GAV est une mesure de contrainte et doit &#234;tre n&#233;cessaire.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; GAV possible uniquement si une peine d'emprisonnement sup&#233;rieure &#224; un an est encourue&lt;/p&gt; &lt;p&gt;c. La cr&#233;ation d'une retenue judiciaire pour les majeurs (//syst&#232;me hollandais) = pour les infractions punies d'une peine d'emprisonnement inf&#233;rieure [ou &#233;gale] &#224; cinq ans
six heures max - droit de s'entretenir avec un avocat d&#232;s la premi&#232;re heure pas de droit de faire pr&#233;venir un proche ou de demander un examen m&#233;dical. enregistrement des auditions pas obligatoire.
d&#233;cision de l'OPJ mais Procureur devra &#234;tre avis&#233; pourra &#224; tout moment en d&#233;cider la lev&#233;e ou ordonner un examen m&#233;dical
transformation en garde &#224; vue possible.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;2. La d&#233;tention provisoire&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;crit&#232;res de la d&#233;tention provisoire :
Certains membres ont propos&#233; que DP exclue pour les personnes mises en cause pour des atteintes aux biens si peine encourue inf&#233;rieure &#224; 5 ans et que mis en cause jamais condamn&#233;.
Majorit&#233; du comit&#233; a rejet&#233; cette distinction atteinte aux biens / aux personnes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;d&#233;lais butoirs fortement r&#233;duits pour un changement culturel :
D&#233;finition d'une dur&#233;e maximale de la DP entre le d&#233;but de l'incarc&#233;ration et la comparution devant la juridiction de jugement avec les quanta suivants : &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; six mois si la peine encourue est comprise entre trois et cinq ans d'emprisonnement ;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; un an si la peine encourue est comprise entre cinq et dix ans d'emprisonnement ;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; deux ans en mati&#232;re criminelle ;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; trois ans pour les faits de terrorisme ou de criminalit&#233; organis&#233;e.
PAS DE PROLONGATION POSSIBLE mais placement sous CJ, &#233;ventuellement + bracelet&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pas de solution / demandes d'actes dilatoires form&#233;es par le mis en cause en fin d'investigations&lt;/p&gt; &lt;p&gt;garanties renforc&#233;es quant au placement en DP :
coll&#233;gialit&#233; facultative (si volont&#233; du mis en cause ou du juge de l'enqu&#234;te)- JEL en serait membre
En cas de coll&#233;gialit&#233;, incarc&#233;ration provisoire de 48 heures possible&lt;/p&gt; &lt;p&gt;garanties renforc&#233;es quant au maintien en DP :
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; pas de renouvellement de la mesure de d&#233;tention.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; demande de mise en libert&#233; toujours possible
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; appel d'un rejet serait possible devant une juridiction coll&#233;giale.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; mise en libert&#233; d'office possible de toute personne d&#233;tenue dans la m&#61516;me proc&#233;dure.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; mise en libert&#233; de droit en l'absence d'acte d'enqu&#234;te pendant 3 mois
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; avis aux victimes de toute d&#233;cision de placement en DP ou de mise en libert&#233;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;renforcement des droits du d&#233;tenu provisoire quant aux conditions juridiques de sa d&#233;tention
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; permis de visite : le procureur devra statuer dans les 5 jours sinon saisine JEL par le d&#233;tenu.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; permis de visite &#224; un membre de la famille automatique apr&#232;s d&#233;lai d'1 mois - de 4 mois - de 6 mois selon que la dur&#233;e maximale de la d&#233;tention est de 6 mois - 1 an - 2 ans
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; exception si le membre de la famille est partie &#224; la proc&#233;dure (d&#233;cision sp&#233;cialement motiv&#233;e)
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; autorisation de sortie exceptionnelle sous escorte : d&#233;lai de r&#233;ponse = 48h&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;3. Le mandat d'amener&lt;/i&gt; (= lettre de mission compl&#233;mentaire du 10 d&#233;cembre 2008 )
= que si les faits reproch&#233;s au mis en cause sont punissables d'une peine d'emprisonnement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;6&#232;me proposition : Simplifier, harmoniser et s&#233;curiser la proc&#233;dure pr&#233;paratoire au proc&#232;s p&#233;nal&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;1. L'harmonisation des d&#233;lais de proc&#233;dure&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;10 jours pour comparution de la personne si appel d'une d&#233;cision de placement en d&#233;tention 20 jours si appel d'un refus de mise en libert&#233;. une r&#232;gle de calcul des d&#233;lais de proc&#233;dure.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;2. L'unification des diff&#233;rents r&#233;gimes de garde &#224; vue&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;regroupement des textes sur la GAV dans un m&#234;me chapitre du CPP, m&#234;me si maintien des r&#233;gimes distincts - dur&#233;es l&#233;gales actuelles satisfaisantes harmonisation des diff&#233;rents r&#233;gimes de garde &#224; vue en distinguant trois blocs : &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; r&#233;gime droit commun unique en mati&#232;re de flagrance et de pr&#233;liminaire.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; r&#233;gime d&#233;rogatoire unique pour d&#233;linquance organis&#233;e et de trafic de stups : avocat &#224; la 48&#232;me h et examen m&#233;dical obligatoire &#224; chaque prolongation de GAV &#224; compter de la 48&#232;me h.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; un r&#233;gime exceptionnel en mati&#232;re de terrorisme.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; GAV est d&#233;cid&#233;e par OPJ ou par Parquet, 1&#232;re prolongation par Parquet, puis les autres par JEL.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;3. Le r&#233;gime des nullit&#233;s&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;si pas de partie &#224; l'enqu&#61674;te, les nullit&#233;s &#224; soulever in limine litis devant la juridiction de jugement.
Si enqu&#234;te avec des parties les r&#232;gles actuelles de purge applicables au cours de l'instruction juridiction comp&#233;tente : &#171; chambre de l'enqu&#234;te et des libert&#233;s &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;7&#232;me proposition : R&#233;former le secret de l'enqu&#234;te (article 11 CPP)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; maintien du principe du secret de l'instruction mais d&#233;p&#233;nalisation de sa violation.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; sanctions disciplinaires si manquement au secret professionnel ou &#224; l'obligation de r&#233;serve
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; si atteinte &#224; la pr&#233;somption d'innocence : poursuites civiles possibles (article 9-1 du c.civ.)
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; communication par les parties sur des &#233;l&#233;ments de la proc&#233;dure par leurs avocats&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une minorit&#233; de membres s'est exprim&#233;e en faveur de la suppression pure et simple du principe du secret de l'instruction. D'autres ont mis l'accent sur la n&#233;cessit&#233; de r&#233;primer p&#233;nalement la divulgation des pi&#232;ces de l'enqu&#234;te.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Conclusion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;= constitution d'un &#171; habeas corpus &#224; la fran&#231;aise &#187;.
aboutissement d'une &#233;volution originale de la proc&#233;dure fran&#231;aise, ni accusatoire ni inquisitoire, mais contradictoire. 2 &#224; 3 ans pour mise en place.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un &#233;tat des lieux de l'instruction pr&#233;paratoire : une n&#233;cessaire r&#233;forme</title>
		<link>http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/UN-ETAT-DES-LIEUX-DE-L-INSTRUCTION.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/UN-ETAT-DES-LIEUX-DE-L-INSTRUCTION.html</guid>
		<dc:date>2009-02-11T21:15:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Marc Toublanc</dc:creator>


		<dc:subject>Juge d'instruction</dc:subject>
		<dc:subject>Grand public</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;forme de la proc&#233;dure p&#233;nale</dc:subject>

		<description>LES POINTS FORTS DU JUGE D'INSTRUCTION - un magistrat ind&#233;pendant : Contrairement aux magistrats du parquet, le juge d'instruction rel&#232;ve de la magistrature du si&#232;ge dot&#233;e d'un statut garantissant pleinement son ind&#233;pendance, tant au regard du pouvoir politique que des autres pouvoirs. Cette ind&#233;pendance statutaire permet au juge d'instruction de pouvoir mener ses enqu&#234;tes avec un seul objectif en vue, celui de la recherche de la v&#233;rit&#233;. Contrairement au Procureur de la R&#233;publique, il n'est pas (...)

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&lt;a href="http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/-Juge-d-instruction,43-.html" rel="directory"&gt;Juge d'instruction&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/+-Juge-d-instruction-+.html" rel="tag"&gt;Juge d'instruction&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/+-Grand-public-+.html" rel="tag"&gt;Grand public&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/+-Reforme-de-la-procedure-penale-+.html" rel="tag"&gt;R&#233;forme de la proc&#233;dure p&#233;nale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;LES POINTS FORTS DU JUGE D'INSTRUCTION&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;- un magistrat ind&#233;pendant :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Contrairement aux magistrats du parquet, le juge d'instruction rel&#232;ve de la magistrature du si&#232;ge dot&#233;e d'un statut garantissant pleinement son ind&#233;pendance, tant au regard du pouvoir politique que des autres pouvoirs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette ind&#233;pendance statutaire permet au juge d'instruction de pouvoir mener ses enqu&#234;tes avec un seul objectif en vue, celui de la recherche de la v&#233;rit&#233;. Contrairement au Procureur de la R&#233;publique, il n'est pas tributaire d'une politique p&#233;nale avec des objectifs chiffr&#233;s. Il n'a pas &#224; prendre en compte les pr&#233;occupations ou int&#233;r&#234;ts des &#233;lus locaux, des autres administrations du d&#233;partement ou le caract&#232;re m&#233;diatique ou non d'une affaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Juge d'instruction a une seule mission : rechercher la v&#233;rit&#233; dans le cadre des r&#232;gles fix&#233;es par le code de proc&#233;dure p&#233;nale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;- un travail &#224; charge et &#224; d&#233;charge :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Conform&#233;ment &#224; l'article 81 du code de proc&#233;dure p&#233;nale (CPP), le juge d'instruction est tenu d'instruire &#224; charge et &#224; d&#233;charge, c'est &#224; dire :&lt;/p&gt; &lt;p&gt; -d'une part de recueillir tous les &#233;l&#233;ments pouvant impliquer un justiciable dans la commission d'infractions ;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; -d'autre part de v&#233;rifier les alibis avanc&#233;s par une personne mise en cause ou la r&#233;alit&#233; de ses explications ou encore de faire droit &#224; ses demandes d'actes et de r&#233;aliser celles-ci avec les m&#234;mes diligences que tous les autres actes du dossier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'ind&#233;pendance statutaire et l'absence de toutes pr&#233;occupations en mati&#232;re de politique p&#233;nale et d'objectifs chiffr&#233;s permettent au juge d'instruction d'effectuer, sans a priori, de fa&#231;on impartiale, ce travail &#224; charge et &#224; d&#233;charge.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;- l'&#233;galit&#233; des justiciables dans la d&#233;fense de leurs droits :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L &#8216;obligation pour le juge d'instruction d'instruire &#224; charge et &#224; d&#233;charge conduit &#224; &#233;tablir une &#233;galit&#233; des justiciables dans la d&#233;fense de leurs droits. En effet, la v&#233;rification des alibis ou les mesures de contre-expertise ne sont pas, par exemple, tributaires des diligences ou des moyens financiers de l'avocat de la personne mise en cause.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;-l'introduction du principe du contradictoire avant la saisine de la juridiction de jugement :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'existence d'une v&#233;ritable phase d'instruction rend possible l'introduction du principe du contradictoire d&#232;s la phase de l'enqu&#234;te et avant la saisine de la juridiction de jugement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En effet, d&#232;s sa mise en examen ou sa constitution de partie civile, le justiciable a acc&#232;s au dossier par l'interm&#233;diaire de son avocat. Il peut ainsi, au fur et &#224; mesure de l'avanc&#233;e de l'information judiciaire :&lt;/p&gt; &lt;p&gt; -avoir connaissance de l'ensemble de la proc&#233;dure ;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; -faire des demandes d'actes, de contre-expertises ou pr&#233;senter ses observations sur l'interpr&#233;tation des faits ;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; d&#233;poser des requ&#234;tes en nullit&#233; ;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; pr&#233;parer sa d&#233;fense en vue de l'audience de jugement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'absence du principe du contradictoire au cours de la phase d'instruction serait particuli&#232;rement attentatoire aux droits des parties et nuirait &#224; l'&#233;quit&#233; du proc&#232;s &#224; venir. L'exemple des enqu&#234;tes pr&#233;liminaires men&#233;es int&#233;gralement sous le contr&#244;le du parquet et conduisant &#224; une saisine du Tribunal correctionnel par citation directe en est un exemple tr&#232;s clair. En effet, dans ce cas, souvent rencontr&#233; dans les enqu&#234;tes de nature financi&#232;re, le justiciable, qu'il soit mis en cause ou victime, n'a acc&#232;s au dossier qu'une fois la juridiction saisie. Cet acc&#232;s tardif au dossier, &#224; l'issue de l'enqu&#234;te, ne lui permet pas de se d&#233;fendre utilement et combattre efficacement la pr&#233;sentation &#224; charge d'une proc&#233;dure. En outre il conduit in&#233;vitablement &#224; un accroissement de la dur&#233;e de la phase de jugement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;-un recours possible contre les d&#233;cisions du parquet en mati&#232;re de classement des affaires&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Compte tenu de l'opportunit&#233; des poursuites p&#233;nales par le Procureur de la R&#233;publique, il est important que le justiciable puisse b&#233;n&#233;ficier d'un recours contre une d&#233;cision de classement sans suite qu'il estimerait injustifi&#233;e. Ce recours ne doit pas &#234;tre simplement gracieux ou hi&#233;rarchique mais juridictionnel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La saisine du juge d'instruction par le justiciable, dans le cadre d'une plainte avec constitution de partie civile, apr&#232;s classement de l'affaire ou enqu&#234;te de plus de trois mois, repr&#233;sente une garantie essentielle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;- une mise en &#233;tat du dossier p&#233;nal en vue d'audiences de jugement plus efficaces :&lt;/strong&gt;
Contrairement &#224; certains mod&#232;les &#233;trangers, celui de la justice p&#233;nale en France conna&#238;t des audiences de jugement relativement courtes et efficaces, y compris pour les affaires criminelles. En effet, eu &#233;gard &#224; l'existence d'une v&#233;ritable phase d'instruction, les dossiers sont mieux pr&#233;par&#233;s et les d&#233;bats devant la juridiction de jugement se recentrent essentiellement sur les seuls points faisant encore d&#233;bat.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;LES POINTS FAIBLES DU JUGE D'INSTRUCTION&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;-le cumul des pouvoirs d'enqu&#234;te et des pouvoirs juridictionnels :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le juge d'instruction &#224; la fran&#231;aise comporte une particularit&#233; : il est &#224; la fois un directeur d'enqu&#234;teur et un juge avec des pouvoirs de nature juridictionnelle. Il s'agit ainsi d'une proc&#233;dure d'inspiration inquisitoire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; -un directeur d'enqu&#234;te :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le juge d'instruction remplit le premier r&#244;le dans la conduite de l'enqu&#234;te et la recherche des preuves. Les services de police ou de gendarmerie, saisis par commission rogatoire, ne sont que les d&#233;positaires pr&#233;caires des pouvoirs d'enqu&#234;te du juge d'instruction.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De fa&#231;on pratique, celui-ci est tenu, tout au long de l'information judiciaire, de : -&#234;tre inform&#233; de tous les actes effectu&#233;s par les services de police ou de gendarmerie ; -prendre toutes les d&#233;cisions importantes relatives aux gardes &#224; vue, aux perquisitions, aux surveillances, aux principales r&#233;quisitions ; -veiller &#224; la stricte application, par les enqu&#234;teurs, des r&#232;gles de proc&#233;dure p&#233;nale et &#224; d&#233;faut de leur retirer tous pouvoirs d'enqu&#234;te, en demandant notamment la cl&#244;ture de la commission rogatoire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le juge d'instruction a, par ailleurs, pour mission d'ordonner toute commission d'experts pour les questions d'ordre technique ou scientifique et de proc&#233;der aux auditions et interrogatoires les plus importants : ceux des personnes mises en examen, des plaignants ou parties civiles ou encore des principaux t&#233;moins.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; -un juge dot&#233; de pouvoirs de nature juridictionnelle :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le juge d'instruction est appel&#233;, au cours d'une information judiciaire, &#224; exercer des pouvoirs exorbitants et de nature juridictionnelle : -autoriser des perquisitions dans des locaux prot&#233;g&#233;s par le secret professionnel et les r&#233;aliser lui-m&#234;me (perquisitions dans des cabinets de m&#233;decins, d'avocats, dans les entreprises de presse) ; -autoriser des interceptions de correspondances &#233;mises par la voie des t&#233;l&#233;communications (par exemple des &#233;coutes t&#233;l&#233;phoniques) ; -se prononcer sur la mise en examen des personnes mises en cause ;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; intervenir de fa&#231;on importante dans la d&#233;tention des personnes mises en examen, m&#234;me s'il existe d&#233;sormais un juge des libert&#233;s et de la d&#233;tention (JLD) ;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi le Juge d'instruction rev&#234;t une double casquette. Si cette derni&#232;re pose peu de difficult&#233;s dans la majorit&#233; des affaires, cela peut en &#234;tre autrement lorsqu'il s'agit de proc&#233;dures particuli&#232;rement complexes et volumineuses. En effet, du fait de son engagement dans la recherche des preuves et les investigations, le juge d'instruction peut perdre sa n&#233;cessaire impartialit&#233; dans l'exercice de ses pouvoirs de nature juridictionnelle : manquer de recul dans l'appr&#233;ciation des indices graves et concordants r&#233;unis contre une personne avant sa d&#233;cision de mise en examen ; manquer d'objectivit&#233; dans l'appr&#233;ciation du caract&#232;re indispensable d'un maintien en d&#233;tention ou d'une mesure de perquisition.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;-l'absence de v&#233;ritables d&#233;bats avant le stade du jugement :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'essence m&#234;me du proc&#232;s et de la justice dans son ensemble est de faire &#233;merger la v&#233;rit&#233; apr&#232;s un d&#233;bat entres les diff&#233;rentes parties. Le juge est appel&#233; &#224; trancher un conflit, p&#233;nal ou civil, apr&#232;s avoir recueilli l'avis de chacun et apr&#232;s confrontation des arguments et griefs r&#233;ciproques, entre un demandeur ou un d&#233;fendeur au civil ou entre l'accusation et la d&#233;fense au p&#233;nal.
Le d&#233;bat est ainsi la condition essentielle de la manifestation de la v&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Compte tenu de son inspiration inquisitoire, la phase actuelle de l'instruction d'un dossier p&#233;nal par le juge d'instruction ne conna&#238;t pas de v&#233;ritables d&#233;bats. En effet, les d&#233;cisions de mise en examen, de placement sous contr&#244;le judiciaire, de renvoi ou de non lieu, ou encore de correctionnalisation sont prises apr&#232;s simple avis &#233;crit et facultatif des parties. La mise en examen n'est pas, par exemple, pr&#233;c&#233;d&#233;e d'une confrontation r&#233;elle entre les arguments du parquet et ceux de la d&#233;fense, mais d'un simple avis &#233;crit du premier, se limitant souvent &#224; une courte mention, et de br&#232;ves observations orales du second au cours de l'interrogatoire de premi&#232;re comparution.
Seules les d&#233;cisions relatives &#224; la d&#233;tention sont d&#233;sormais pr&#233;c&#233;d&#233;es d'un d&#233;bat devant le juge des libert&#233;s et de la d&#233;tention, entre le Procureur de la R&#233;publique et l'avocat de la personne mise en examen. Encore faut il souligner qu'il s'agit en l'esp&#232;ce d'un d&#233;bat tronqu&#233; puisque le personnage central, &#224; savoir le juge d'instruction, ne participe &#224; celui-ci que sous la forme d'un avis pr&#233;alable &#233;mis par une ordonnance de saisine du JLD.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi l'absence de v&#233;ritables d&#233;bats sur les questions essentielles de la phase de l'instruction, mise en examen, placement en d&#233;tention, renvoi ou non lieu, correctionnalisation, peut nuire &#224; la manifestation de la v&#233;rit&#233;. Il est regrettable de devoir attendre la saisine de la juridiction de jugement, pouvant intervenir plusieurs mois ou ann&#233;es apr&#232;s l'implication d'une personne, pour voir na&#238;tre ces n&#233;cessaires d&#233;bats.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;- la complexit&#233; et la lourdeur de la proc&#233;dure actuelle :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les r&#233;formes successives de la proc&#233;dure p&#233;nale, particuli&#232;rement nombreuses au cours de ces dix derni&#232;res ann&#233;es, ont contribu&#233; &#224; rendre tr&#232;s complexes certains points de droit et &#224; allonger consid&#233;rablement la dur&#233;e des informations judiciaires, voire &#224; les paralyser. A titre d'exemple, on peut rappeler que :&lt;/p&gt; &lt;p&gt; * toute mission d'expertise n&#233;cessite dor&#233;navant la notification aux parties de l'ordonnance de commission d'expert et ensuite des conclusions du rapport &#233;mis par l'expert , avec la possibilit&#233; &#224; chaque fois, pour les parties, de faire des demandes, des contestations et des recours ; ainsi une simple comparaison d'empreintes g&#233;n&#233;tiques ou d'examen psychiatrique peut demander plusieurs mois d'attente ; * la phase de cl&#244;ture de l'information impose de nombreuses notifications dans des d&#233;lais tr&#232;s stricts : notification de l'avis pr&#233;vu &#224; l'article 175 du CPP, notification du r&#233;quisitoire d&#233;finitif du procureur de la R&#233;publique, notification des observations des parties, notification d'un &#233;ventuel refus d'instruction compl&#233;mentaire, notification de l'ordonnance de cl&#244;ture, puis ensuite citation devant la juridiction de jugement ; ainsi , entre la fin de l'information et l'ouverture de la phase de jugement, ce sont plus de 6 notifications diverses qui peuvent se succ&#233;der&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;-l'absence de coll&#233;gialit&#233; dans les d&#233;cisions relatives &#224; la d&#233;tention :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les d&#233;cisions relatives &#224; la d&#233;tention provisoire des personnes mises en examen sont particuli&#232;rement d&#233;licates et n&#233;cessitent des garanties efficaces. La coll&#233;gialit&#233; se pr&#233;sente comme la premi&#232;re d'entre elles. Elle n'est pourtant pas pr&#233;vue pour les d&#233;cisions du premier ressort.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est par ailleurs regrettable que la derni&#232;re loi du 5 mars 2007 ne l'ait pas pr&#233;vu alors qu'elle l'a rendue obligatoire, &#224; compter de 2010, pour les d&#233;cisions relevant du juge d'instruction.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;-l'absence de motivation dans les d&#233;cisions de mise en examen :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans le prolongement du principe du contradictoire, il importe que les d&#233;cisions de mise en examen, c'est &#224; dire de mise en cause officielle par une autorit&#233; judiciaire d'un justiciable dans la commission d'une infraction, soient motiv&#233;es de fa&#231;on pr&#233;cise. Cette obligation doit avoir &#233;galement pour corollaire la possibilit&#233;, pour la personne concern&#233;e, de faire appel de cette d&#233;cision.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Or, actuellement, le juge d'instruction n'est pas soumis &#224; une telle obligation, en tous cas lors de la mise en examen initiale. Les avocats de la d&#233;fense se plaignent de fa&#231;on constante de ne pouvoir discuter des &#233;l&#233;ments ayant conduit le juge d'instruction &#224; placer une personne sous le statut de mis en examen.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;-la dur&#233;e des instructions :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;S'il peut &#234;tre envisag&#233;, dans des situations exceptionnelles, qu'une information judiciaire dure plusieurs ann&#233;es, le d&#233;lai entre l'ouverture d'une instruction et la premi&#232;re audience de jugement ne devrait pas, de fa&#231;on g&#233;n&#233;rale, exc&#233;der les d&#233;lais pr&#233;conis&#233;s par le code de proc&#233;dure p&#233;nale, soit un an pour les affaires d&#233;lictuelles et un an et demi pour celles de nature criminelle. En pratique, ces d&#233;lais sont tr&#232;s souvent d&#233;pass&#233;s, notamment pour les raisons suivantes :&lt;/p&gt; &lt;p&gt; * d&#233;lai d'audiencement, entre la date de l'ordonnance de renvoi du juge d'instruction et la premi&#232;re audience de jugement, de plusieurs mois, voire plusieurs ann&#233;es du fait de l'engorgement des cours d'assises ou des chambres correctionnelles ;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; * cl&#244;ture de l'information r&#233;gent&#233;e par une proc&#233;dure tr&#232;s lourde : avis de l'article 175 du CPP, r&#233;quisitoire d&#233;finitif et sa notification, demandes d'actes, requ&#234;tes en nullit&#233; ;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; * perte de temps au moment de l'ouverture d'information du fait du changement de directeurs d'enqu&#234;te ; ainsi, lorsque le procureur de la r&#233;publique d&#233;cide d'une ouverture d'information &#224; la suite d'une enqu&#234;te initi&#233;e en la forme pr&#233;liminaire, il peut r&#233;sulter un d&#233;lai assez long, de plusieurs semaines, avant la reprise des investigations par les enqu&#234;teurs sur commission rogatoire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Point de mobilisation contre la suppression du Juge d'Instruction</title>
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		<dc:date>2009-02-07T21:34:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Le Conseil d'Administration de l'AJM</dc:creator>


		<dc:subject>Juge d'instruction</dc:subject>
		<dc:subject>Grand public</dc:subject>
		<dc:subject>CSM - Conseil Sup&#233;rieur de la Magistrature</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;forme de la proc&#233;dure p&#233;nale</dc:subject>
		<dc:subject>AFMI</dc:subject>

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&lt;a href="http://www.jeunesmagistrats.fr/v2/+-AFMI-+.html" rel="tag"&gt;AFMI&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un mois apr&#232;s l'annonce par le Pr&#233;sident de la R&#233;publique de la suppression du Juge d'Instruction, il para&#238;t n&#233;cessaire de faire un point sur la mobilisation des professionnels du droit. Au moment o&#249; Fabrice BURGAUD passe devant le CSM, &#224; quelques jours du d&#233;p&#244;t du pr&#233;-rapport de la Commission LEGER qui va sans doute ent&#233;riner la suppression du juge d'instruction sans apporter de changement au statut du Procureur de la R&#233;publique, la mobilisation se poursuit un peu partout en France.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bien s&#251;r, il y a la p&#233;tition ind&#233;pendante et citoyenne h&#233;berg&#233;e par l'AJM. Au debut de la semaine, on comptait 6700 signataires dont 1100 magistrats (dont 400 juges d'instruction). On trouve de nombreux professionnels du droit avocats, greffiers, &#233;ducateurs, policiers et m&#234;me des gendarmes, chose assez rare pour &#234;tre not&#233;. J'ai apper&#231;u aussi un d&#233;put&#233; et divers &#233;lus locaux. Mais ce qui marque le plus c'est la pr&#233;sence importante de citoyens venus de tous horizons, comme un soutien &#224; cette mobilisation. Certains diront que &#231;a fait du bien &#224; l'heure o&#249; on parle sans cesse de la crise de confiance des citoyens dans leur justice.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les juges d'instruction se mobilisent aussi et ont invit&#233; les parlementaires &#224; venir les rencontrer dans leurs cabinets la semaine du 31 mars prochain. Initi&#233;e par les juges d'instruction de Paris, mais d&#233;j&#224; effectu&#233;e dans certains TGI ou par l'Association Fran&#231;aise des Magistrats Instructeurs, cette initiative montre l'ouverture des coll&#232;gues au d&#233;bat et &#224; la r&#233;forme de la proc&#233;dure p&#233;nale. Certains parlementaires ont d&#233;j&#224; r&#233;pondu favorablement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plus largement des magistrats, avocats, professionnels du droit et partenaires de la justice se sont rassembl&#233;s autour d'un collectif appelant aux Etats G&#233;n&#233;raux de la Justice P&#233;nale. Par un acte d'appel publi&#233; sous peu, ils souhaitent &#171; alerter sur la situation des libert&#233;s en France et ouvrir le d&#233;bat sur l'avenir de la justice p&#233;nale ind&#233;pendante, d&#233;mocratique et r&#233;publicaine &#187;. Sans se limiter &#224; un espace de d&#233;bat, ce collectif veut &#171; apporter (sa) contribution &#224; l'am&#233;lioration de la justice rendue chaque jour au nom du Peuple fran&#231;ais &#187;. Les r&#233;unions pr&#233;paratoires des Etats G&#233;n&#233;raux sont ouverts &#224; tous et l'acte fondateur est pr&#233;vu lors d'une grande journ&#233;e de mobilisation regroupant des ateliers de r&#233;flexion et des prises de paroles de personnalit&#233;s, le samedi 21 mars 2009.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A c&#244;t&#233; de cette &#171; unit&#233; &#187; des professionnels du droit, chaque organisation professionnelle se mobilise et ent&#226;me des d&#233;marches apportant sa perception au d&#233;bat. Ainsi l'AFMI a adress&#233; une lettre ouverte &#224; Rachida DATI.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et l'AJM dans tout &#231;a ? Notre association se tient &#224; sa position de principe souhaitant d'un c&#244;t&#233; une v&#233;ritable r&#233;forme de la proc&#233;dure p&#233;nale et de l'autre s'opposant &#224; la suppression du juge d'instruction telle qu'annonc&#233;e en l'&#233;tat. Elle soutient les Etats G&#233;n&#233;raux de la Justice P&#233;nale d&#232;s lors que ce collectif souhaite faire des propositions concr&#234;tes et a mis en place une commission p&#233;nale charg&#233;e, en partant de nos pratiques quotidiennes, de faire des propositions sans aucune restriction.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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